Cérémonie de la Fille pubère ou manzanmouan

Chez les Akan, le passage de l'enfance à la vie de femme est l'objet d'une cérémonie particulière. Lorsque la jeune fille atteint l'âge de la puberté et qu'elle a ses premières menstrues, la mère en informe les membres de la famille et procède à la cérémonie de purification de la jeune fille qui dure trois mois successifs.

Durant le premier mois, tous les jours, au réveil, la jeune fille, avec l’aide de sa mère, fait sa toilette. Elle est ointe d’un mélange d’huile de palme et de beurre de karité, et parfumée de plantes odorantes.

Elle est ensuite vêtue d’un petit pagne autour des reins et est installée sur une natte entourée de ses amies. Elle y demeure du matin au soir, se déplaçant juste pour aller se changer.

Dans certaines sociétés, elle est également maquillée d’un mélange de kaolin et d’effiandron (Sesatum radiatum).

Les seins sont nus, des fleurs dans les cheveux et autour d’elle, pas de bijoux.

À cette occasion, des chants sont entonnés qui interpellent le fiancé car, dans la société traditionnelle, toute jeune fille a un prétendant. C’est d’ailleurs lui qui finance en grande partie la cérémonie.

C’est aussi l’occasion de parfaire son éducation et de la préparer à son rôle de future mère. C’est une période très sensible car c’est le moment où se joue l’honneur de la famille.

Les deuxième et troisième mois, elle est parée: un tissu de couleur jaune autour des reins, des colliers et bracelets en or au cou, elle passe de cour en cour saluer la communauté.

Durant cette période de purification, si une grossesse intervient, la famille est déshonorée, la grossesse est refusée et l’enfant souvent tué. À l’issue de cette cérémonie, la jeune fille est prête pour le mariage.

Source: mairieabengourou.ci