Les potentialités culturelles du département de Tengrela

Le Département de Tengrela possède plus de 200 danses, chansons et musiques traditionnelles d'animation socioculturelle reparties sur le territoire départemental.

La danse, la chanson et la musique rituelle sont des supports traditionnels d’animation socioculturelle de première importance pour les sociétés à tradition orale. Ainsi, chez les populations du Département de Tengrela, « la danse et la musique rituelles figurent de toute évidence parmi les moyens les plus naturels, les plus efficaces, que l’homme à ce stade culturel emploie pour réaliser ses contacts avec des puissances bénéfiques du monde supra – terrestre, puissances sans l’action continue desquelles il ne saurait même imaginer l’existence ».

Par ailleurs, malgré l’avènement du modernisme culturel, les populations du Département de Tengrela demeurent des conservateurs des instruments de musiques traditionnelles qu’elles transmettent de génération en génération. A cet effet, nous pouvons citer le « Tadah » de Djamakani qui est une danse sacrée de la chefferie ; le « Choudé » et le « Tchébré » dans la plupart des villages sont utilisées lors de cérémonies funéraires.

De plus au-delà de l’aspect conservationnel, les populations du Département de Tengrela sont de véritables artisans dans la fabrication des instruments de musique, notamment la fabrication du balafon qui jalonne beaucoup la musique des peuples du Nord.

Le Département de Tengrela est le lieu de l’expression de la diversité culturelle qui s’exprime sous deux formes majeures :

Les danses, chansons et musique sacrées (le « lô ou poro » se sert de la musique, de la danse et des masques comme instruments efficaces d’initiation :
– Kponné
– Korigué
– Gbossoné
– Kouah
– Tada
– Navara

Les danses, chansons et musique de réjouissance qui sont le :
– Flé de Tengrela
– Bélé Bélé de Tengrela
– Koroko ou Tchéping de Papara – Diamakani
– Fombré de Pourou
– Bary de Diamakani
– Bar – fonôhi.

Sont exécutées au cours des fêtes de réjouissances ou par simple divertissement ou pour les travaux champêtres.

Dans l’ancien temps, dans l’implantation de chaque village, étaient prévus des espaces culturels appelés : « Bôna ou kafougo – gbani » où se déroulaient les cérémonies de funérailles, de réjouissances et servaient d’aire de jeux au clair de lune aux enfants et aux jeunes.

Les activites culturelles

Dans le Département de Tengrela, la saison sèche est une période de détente culturelle. Ainsi, dans tous les villages, les associations de jeunes, de femmes et de vieux organisent des journées culturelles communément appelées « Tôhô » en Sénoufo et « Ton » en Bambara. Ces journées donnent une occasion d’exécution des danses, chansons et musique de réjouissance.

Sites et monuments touristiques

Le nord de la Côte d’Ivoire est une zone touristique par excellence en général, le Département de Tengrela en est une en particulier grâce à ses nombreux sites et monuments historiques et touristiques.
Nous pouvons en citer quelques uns :
– L’ancienne mosquée en banco « Bogomissiri » ;
– La première case du village de Tengrela depuis sa création ;
– Le vaste champ de karité sorti de terre après le passage des Sofas de Samory Touré ;
– La cour de Yaya Kouma qui est l’un des prototypes de l’architecture traditionnelle du Département de Tengrela ;
– La grotte « Tindahara » et la montagne à hyènes à Diamakani ;
– Les belles collines blanches de Béniasso (« Béniassokrou ») ;
– La tombe du Docteur Crozat, explorateur Français mort à Tengrela.

Le Département de Tengrela regorge d’une diversité d’artisans dont les œuvres peuvent intéresser les touristes :
– La poterie (aux motifs variés) ;
– La sculpture (masques rituels, statuettes, figurines, tambours, trompes de cérémonie);
– La forge (outillage agricole : dabas, charrues, charrettes) ;
– Le tissage et la teinture (pagnes artistiques en coton local, tous dessinés à la main avec la teinture faite à partir d’écorces d’arbres).