Le parc National de Taï: 140 espèces des mammifères

Le parc National de Taï abrite 93 % des espèces de mammifères de la zone forestière ouest-guinéenne. La survie de la plupart des grands mammifères n'est pas assurée en dehors du Parc.

Sur les 140 espèces de mammifères vivant dans le Parc de Taï, 12 espèces, parmi lesquelles le Céphalophe de Jentink, le Céphalophe zébré et le Cercopithèque diane sont endémiques pour la région de l’Ouest de la Sierra Léone jusqu’à Taï. L’Hippopotame nain ne vit plus que dans l’Est du Liberia, la région de Taï et éventuellement dans le delta de Niger.

L’enregistrement des chauves-souris et des espèces des petits mammifères est encore en cours et va sûrement augmenter le nombres des espèces.

La répartition du Cercopithèque diane (Cercopithecus diana) est limitée aux forêts ouest-guinéennes. Le Diane se nourrit surtout de fruits et de graines et séjourne souvent dans des groupes multi – espèces, où il est facile à découvrir à cause de ses cris d’alarme bruyants.

Le Cercopithèque Mone (Cercopithecus mona) se trouve dans le Parc avec la sous-espèce endémique campelli, sa répartition se limite à l’ouest du fleuve Sassandra jusqu’au fleuve Gambie. La nourriture préférée de la mone sont des fruits et des insectes.

Le Colobe de Van Beneden ou Colobe vert (Colobus verus) est la plus petite espèce des Colobes, il se nourrit des jeunes feuilles, des bourgeons, et des fleurs. L’espèce est extrêmement timide et se trouve surtout dans des groupes de singes multi-espèces.

Au minimum, deux espèces de prosimiens existent au Parc de Taï: le très petit Galago de Demidoff (Galagoides demidovii), et le Potto de Bosman (Perodicticus potto). L’existence d’une troisième espèce des prosimiens n’est pas encore prouvée. Les prosimiens sont surtout nocturnes et arboricoles, ils se nourrissent des fruits, des insectes et des résines des arbres.

Les Mangabés (Cercocebus atys), préfèrent, souvent en larges groupes, les étages inférieurs de la forêt. Ces singes très bruyants se nourrissent des fruits et de graines et sont découverts fréquemment en compagnie d’autres espèces des singes.

Le Colobe noir-et-blanc ou Magistrat (Colobus polykomos) est facile à reconnaître avec sa longue queue blanche. Les feuilles constituent sa nourriture préférée. Le Colobe les digère dans son intestin spécialisé et extrêmement long.

Le Cercopithèque pétauriste ou Hocheur Nez-blanc (Cercopithecus petaurista) et le Hocheur (Cercopithecus nictitans) sont exclusivement arboricoles et se nourrissent surtout de fruits.

Les Colobes bais (Colobus badius) forment aussi des grands groupes, qui occupent des territoires. Les Colobes bais sont foliovores tout comme les autres espèces de Colobes, et possèdent des intestins spécialisés dans la digestion des feuilles. Au Parc de Tai les Colobes bais et noir -et -blancs sont chassés par les chimpanzés.

Les chimpanzés du Parc sont uniques dans le monde entier concernant leur capacité à utiliser différents outils. Ils cassent des noix à l’aide de bois et de pierres. Ils vivent en groupes familiaux, qui comptent jusqu’ à 80 individus et défendent leur territoire contre les voisins. Les mâles s’organisent pour une chasse commune aux colobes et partagent la proie avec d’autres membres du groupe.

Les Pangolins, eux sont des spécialistes des fourmis et des termites. Ils ont une allure étrange à cause de leurs longues queues musclées et de leurs écailles imbriquées. Les Pangolins possèdent une langue allongée et protractile à laquelle adhèrent les fourmis et termites tirés de leurs terriers.

Plusieurs espèces de pangolins habitent au Parc de Taï. Le Pangolin à longue queue, (Manis tetradactyla), peut se rouler en boule en cas de danger.

Les petites antilopes des forêts africaines ne sont pas des « biches » mais des céphalophes. Parmi les céphalophes, le Céphalophe zébré et le Céphalophe de Jentink ont leur aire de répartition limitée au Liberia et au sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Ils se nourrissent de fruits et de feuilles.

Les plus grandes antilopes du Parc National de Taï sont le Céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor) et le Bongo, ainsi que l’espèce endémique de Céphalophe de Jentink.

L’éléphant de forêt (Loxodonta africana cyclotis) est une sous-espèce de petite taille de l’éléphant des savanes. Le nombre des éléphants de forêt a été diminué considérablement par le braconnage au cours de ces dernières décennies. Mais de petits groupes des éléphants existent toujours dans certaines régions du Parc grâce aux activités anti-braconnage du projet.

L’Hippopotame nain ou pygmé (Choeropsis liberensis) est une espèce menacée et endémique pour des forêts ouest-guinéennes. Les Hippopotames nains passent la plupart de leur temps à se déplacer sur la terre ferme à la recherche d’ herbes et de feuilles. Ils se cachent dans des petits lacs, des marécages et des rivières.

Le buffle de forêt, de couleur rougeâtre (Syncerus caffer) préfère dans la forêt des endroits ouverts pour brouter des herbes.

Le Potamochère (Potamochoerus porcus) habite des marécages et des régions humides près des cours d’eau. Le Hylochère (Hylochoerus meinertzhageni) est le plus grand de l’espèce. Il est couvert de longs poils noirs.

Le Parc de Taï héberge aussi la panthère, la civette et le chat doré qui mènent une vie très secrète et crépusculaire. Le Parc est l’espace vital d’environ 225 panthères. Un mâle occupe un territoire de 100 km² , soit l’équivalent d’un territoire de quatre femelles. Les panthères se nourrissent de céphalophes, de singes, de petits mammifères et aussi de chimpanzés. D’autres petits carnivores de la forêt, comme les genettes, partiellement arboricoles, et les mangoustes, qui vivent en familles, se rencontrent aussi dans le Parc.