Goli, masque Wan/Gouro

Cette danse est l'une des plus ancienne de l'ethnie Gouro. Les premiers habitants de Bouaké, Gouros appelés Wan, ont créé cette danse qui imite le dragon.

Les gouros disent que le mouvement du masque est une manifestation de l’esprit qui l’habite provisoirement, de sorte que le porteur ne fait que subir, de façon inconsciente, ses assauts brusques et répétés.

Comme la plupart des masques Gouro, le Goli est porté comme nom de personnes. Si c’est une femme, elle s’appellera Goli Nan, la femme de Goli, et si c’est un homme, ce sera Goli Bi, le fils de Goli. Lorsqu’une personne portant le nom de Goli est malade, le charlatan (guérisseur sans connotation péjorative) annonce que c’est le masque Goli qui fatigue la personne, il faut donc lui dédier un sacrifice afin que la personne retrouve une vie normale.

Goli est dansé au son des calebasses, et un cor l’accompagne. Ce dernier est le soliste qui communique avec le masque. Son arrivée a toujours lieu pour les cérémonies, il ne vient pas uniquement pour le plaisir : sacrifices, naissance d’un bébé Goli Bi ou Goli Nan pour donner la bénédiction de l’arrivée de l’enfant, funérailles de descendants de Goli où le masque accompagne le corps

Source: boman-asso.net