A la découverte d’Ayamé

La petite ville s’étend au long d’une vallée (qui est traversée par la rivière Ano-Assué pour 9 km environ) et sur les pentes de 7 collines à 130 m. de hauter. Le centre du village occupe 77 hectares environ, avec des bâtiments à usage d’habitation qui, selon la tradition africaine, sont édifies à étage unique.

Le premier village d’Ayamé fut créé vers 1885 par le Roi Brou Dishiè, chef des Agnis Sanwi, l’ethnie qui comprend encore la plus part des habitants de la Commune. Le Royaume du Sanwi exerce toujours un rôle important dans la vie sociale de la communauté, surtout en rapport au règlement des amiable différends en matière de droit civil. Le royaume est reparti en huit Cantons, qui sont dirigés par de Rois chefs de village et qui sont nommés par le Roi du Sanwi. Le Roi d’Ayamé (Canton du Djandji) est le premier personnage dans l’ordre hiérarchique, après le Roi central.

La Commune est dirigée par un Maire avec un conseil composé de 27 membres.

Société, ressources, économie…
Ayamé compte 14.000 habitants, beaucoup desquels sont des immigrés (peut-être le 20% de la population totale) qui arrivent des Pays limitrophes et, en particulier du Burkina Faso. Dans le passé le nombre des immigrés du Mali était très fort, mais en 1998 ils furent obligés à quitter Ayamé à cause d’un grave conflit à propos de la réglementation de la pêche.

A part l’activité de la grande centrale hydroélectrique (qui est de propriété française), l’économie se base sur l’agriculture dont les principaux produits sont le café, le cacao, la manioc, les bananes. La pêche est pratiquée sur le lac artificiel formé par le fleuve Bia.

Le lac artificiel d’Ayamé, grand de 197 km2 a été réalisé en 1959 sur la rivière Bia, et a permis de créer deux barrages hydroélectriques (Ayamé I et II). Il se situe entre 5°30′ de latitude Nord et 3° de longitude Ouest. La côte maximum est 91 m. Aucun déboisement n’ayant précédé la mise en eau, le lac se présente comme un grand plan d’eau sombre d’où émergent des troncs d’arbres restés débout. II se présente aussi sous forme d’un barrage voûte s’appuyant d’un côté sur la montagne et de l’autre sur une digue de surélévation en terre compactée. L’ensemble atteint une longueur de 610m (300m de digue et 310m de barrage).

L’Hôpital Général d’Ayamé (HGA), la Pouponnière et d’autres initiatives de coopérations promues par l’Agence (comme l’assainissement ambiant du territoire d’Ayamé) offrent aussi des opportunités de travail à la population.

Histoire
Dans l’histoire d’Ayamé la plus récente, le 1959 a été une année très importante, parce que le vieux village fut envahi par les eaux, à cause de la construction d’un barrage sur le fleuve Bia pour l’alimentation de la deuxième centrale hydro-électrique de la Côte d’Ivoire. Le bassin est connu comme «le lac d’Ayamé». Le village a été bientot rebâti dans la vallée et sur les collines environnantes.

Le climat
Au niveau de la Commune on observe quatre :

– une grande saison sèche (de décembre à février);
– une grande saison de pluies (de mars à juillet);
– une petite saison sèche (de la mi-juillet à la mi-septembre);
– une petite saison de pluies (de la mi-septembre à la mi-novembre)

La température moyen-ne varie entre 26° et 32° avec une humidité de l’air de 80-90 %.

Situation geographique
Ayamé est située au Sud-Est de la Côte d’Ivoire dans le département d’Aboisso à 20 kilomètres au Nord du chef-lieu de département et à 140 kilomètres d’Abidjan. Les limites administratives de la commune d’Ayamé sont :

– Au Nord-Ouest, la Sous-préfecture de Bianouan ;
– Au Nord-est, le Ghana (pays voisin de la Côte d’Ivoire) ;
– Au Sud, la commune d’Aboisso ;
– A l’Ouest, la commune d’Alépé.