Bouaké

A la création de la ville sous son statut actuel, en 1910, la population se composait essentiellement d’autochtones baoulé, d’africains émigrés et de troupes sous l’uniforme français. En 1960, date de l’Indépendance, la population était de 60 000 habitants à l’Indépendance et doublera en 10 ans, une progression démographique résultant de l’effet combiné d’une immigration en provenance des pays voisins (Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger et Sénégal) et d’une forte natalité. A l’aube du troisième millénaire, la Bouaké avoisine les 1 500 000 habitants.

Sa position de plate-forme économique et la densité de sa population ont poussé peu à peu la ville à mettre en place de nombreuses infrastructures. Ainsi, La ville est aujourd’hui dôtée d’une piscine municipale, d’un marché de gros, de 316 écoles primaires, de 27 collèges et lycées, d’une université, d’un Institut National de Formation des Agents de Santé, d’un CHU et de nombreux centres de santé, d’une gare routière, d’une gare ferroviare et d’un aéroport. Bouaké est également la seule ville de l’intérieur du pays dotée d’un centre régional de radio et de télévision.

Il reste que le dynamisme des acteurs territoriaux et économiques et la volonté de la ville à s’adapter à cette vertigineuse ascension semble ne pas suffire à combler les besoins de la population, surtout en ce qui concerne les quartiers les plus défavorisés de la ville…