Présentation générale de Kong

Kong est aujourd’hui chef-lieu d’une immense Sous-Préfecture rattachée au département de Ferkéssedougou. Constituée de vastes plateaux, la sous-préfecture de Kong est logée dans la savane herbeuse, parsemée d’arbres tels que le néré, le karité, le baobab. Le climat est de type soudanien. La region est bien arrosée. Les cours d’eau qui traversent la région sont la Comoé, le N’zi, le Kinkenin, le Congo.

L’agriculture qui est l’activité de la presque totalité de la population, est non modernisée. Avec l’arrivée des Lobis, la région est devenue un véritable grénier des cultures d’ignames, de maïs, de mil, de sorgho,de mangues, d’acajou, ….
La culture de coton n’est plus en première page pour les populations de la ville de Kong après quelques années d’expériences infructueuses, faute d’encadrement et d’information, se pourrait-il. Elles est souvent pratiquées dans les villages. Les plantation, généralement petites et toutes des open fields, sont exposées aux actions néfastes des nombreux animaux sauvages qui vivent dans la région et font l’objet de chasse.

L’élevage y est pratiqué, mais son évolution est très lente car les autochtones s’y intéressent très peu. N’est-ce pas d’ailleurs pour cette raison que la SODEPRA installée à Kong vers 1979 s’est retirée, laissant le vieu poste vétérinaire

L’artisanat textile qui a contribué à la réputation du royaume de Kong est aujourd’hui pratiqué de moins en moins. Dans la ville de Kong,on ne trouve plus que moins de dix tisserands professionnels. Les deux forges qui y sont installées, ne fonctionnent qu’après les travaux champêtres. La vannerie, autrefois développée, est aujourd’hui une activité passe-temps, pratiquée par quelques vieillards. Quant à la poterie, elle n’est pratiquée que dans le village de SIKOLO

Le commerce qui a fait la fierté du royaume de Kong, est aujourd’hui, très peu développé dans la région. Dans la ville de Kong, il n’y a que quelques petites boutiques. Le marché quotidien qui y existe, n’a rien à reprocher à celui d’un village, car il reste encore artisanal. Le lundi est jour de marché de la region, on y trouve ce jour là un peu de tout car les marchandises viennent de partout même des regions les plus éloignées. Ce jour là Kong grouille de monde de tel enseigne que les Lobis en font une fête.

Le transport, très mal développé à l’image des communes rurales du grand nord, est assuré quotidiennement pour son axe Kong-Ferké, deux fois par semaine pour Kong-Bouaké, chaque lundi pour Kong-Korhogo et Kong-Bouna(par transit). Aucun automobile ne lie Kong à ses nombreux villages.

Vaste de 10100 Km2, la Sous-Préfecture de Kong est composée de soixante-sept villages et de nombreux campements Lobis, elle se divise en ‘trois’ cantons: Les cantons de Nafana, de Sikolo et de Kong. Cependant Il faut noter l’existence du canton de Somanfèsso dirigé par les petits fils de Sékou Ouattara.

Depuis sa création, le royaume dispose d’une administration très organisée; un mélange du type monarchique et democratique.C’est ainsi qu’on a:
Les chefferies(royautés) sont toujours assurées par les Ouattara, parmi lesquels, les descendants dircts de Sékou Ouattara. Le trône est oujours assuré par le roi qui reside dans la ville de Kong.

A kong, il existe un chef de village. Cette fonction est exercée par les Ouattara du quatier Kiéréou

L’imama et le Niembou(adjoint à l’imam) sont l’affaire des Djoulas dirigés par Almay Barro.

La ville de Kong se divise en 10 kabilas (quartier), dirigé par un chef(kabilatigui). On distingue les kabilas suivant: Barrola, Camp-zonctionnares, Cisséra, Dianguinasso, Kiéréou, Komisso, Korola, Sagara, Somaganan et Somass

source: kongdjamana.net