La sous-préfecture de Tafiré

Tafiré, ville-carrefour jouit actuellement d’une excellente situation géographique car le territoire communal est traversé par la Nationale A3 (Abidjan-Ouangolo) et le chemin de fer Abidjan – Bobo-Dioulasso.

Située en zone de savane arborée, elle reste encore rurale avec un taux d’urbanisation de 45,1 % (RGPH 1988) et une densité rurale de 6 hab/Km2. Tafiré est aussi devenue commune de plein exercice en 1985. N’golodougou, Koulokaha et Tiélétanakaha sont les localités appartenant au territoire communal. Cette entité administrative comptait en 1988 (RGPH), environ 1O 165 habitants. Le territoire communal est traversé par la nationale A3 (Abidjan-Ferké) et le chemin de fer Abidjan – Bobo – Dioulasso et Ouagadougou au Burkina – Faso.

Distante de 115 km du chef-lieu de région (Katiola) et reliée à celui-ci par la nationale A3, la ville de Tafiré a une population de plus de 15 000 habitants (RGPH 1988).

Relief
La sous-préfecture de Tafiré est marquée par un relief relativement plat, ne dépassant pas 45O mètres d’altitude, avec une côte minimum de 300 mètres. Dans cette zone de plateaux, alternent de petites collines (inselbergs) – les plus remarquables sont celles de Tiellé et Niongonfilé – et des bas-fonds peu importants. Il existe sur le site urbain de Tafiré, deux bas-fonds peu importants dont l’un est situé au Sud et l’autre à la sortie Nord. Ce dernier longe sur une courte distance la Nationale Bouaké-Ferkessédougou et est transformé en partie en cultures maraîchères.

Le réseau hydrographique est plus ou moins dense. Il est constitué des affluents du Bandama (le Silué) et de N’Zi (le Lomi). Le Lomi passe plus au Nord de l’agglomération.

Aucune contrainte de relief, mis à part les deux bas-fonds, ne gêne l’extension de la ville. Ceux-ci ne constituent d’ailleurs pas un obstacle majeur au développement de la ville. Le site de Tafiré est donc facilement constructible et les possibilités d’extension de l’agglomération ne manquent pas.

Végétation
Le paysage végétal est celui de la savane arborée. Mais sous l’action de l’agriculture, la savane d’origine a fait place à des plantations de cultures cotonnières, vivrières et des jachères associées. La disparition du paysage originel est aussi liée à l’action du bétail important dans la sous-préfecture.

Données climatiques
La Sous-préfecture de Tafiré jouit d’un climat tropical caractérisé par l’alternance dans l’année de deux saisons d’importance variable. – Une saison des pluies allant de mai às avec un maximum au moins d’août et septembre. – Une saison sèche d’octobre à avril.
La moyenne pluviométrique s’élève à 1200mm/an et se répartit comme suit : Température La température moyenne est de 27° C.

Vents
Les vents dominants soufflent du Sud-ouest, Mais située au Centre Nord de la Côte d’Ivoire, la Sous-préfecture subit aussi l’harmattan pendant au moins trois mois (Décembre à Février) tous les ans. Ce vent chaud et sec souffle du Nord à l’Est.

Démographie
La population de la sous-préfecture est passée de 7 200 habitants en 1965 à 12 038 habitants en 1975 pour atteindre 19 284 habitants en 1988, soit un taux de croissance moyen annuel de 5,27 % entre 1965 et 1975 et 3,69 % entre 1975 et 1988.

Cultures pratiquées
Les aptitudes culturales du secteur, la qualité des sols, le paysage végétal de savane arborée et le climat ont favorisé la culture de la canne à sucre, du coton, du riz, du sorgho, du maïs, de l’arachide, de l’igname, de la patate, du manioc et du mil. En outre, on y pratique les cultures maraîchères et on y trouve des fruits (mangues, goyaves, oranges, anacarde) et des légumes.
Tafiré a connu cinq maires : Idrissa Koné (1985-2000), Seydou Ouattara qui a achevé le mandat de son prédécesseur après son décès (2000-2001), Mamadou Kignama-Soro (2001- 2003) et Ousmane Koné, qui a terminé le mandat de son prédécesseur après son décès. Depuis le 21avril 2013, le journaliste Charles Sanga, Coulibaly Sounkalo de son nom à l’état civil, est élu maire de Tafiré par 75,72% des voix.