Abigui

Abigui, connu aussi sous le nom de Ahodji Klô Dan, Ahodji Kokoblé ou Aka-Okoukro est un gros village d’ethnie baoulé ahitou du centre de la Côte d’Ivoire. A l’allure d’une véritable ville moderne en devenir, Abigui appartient au département de Dimbokro, région du N’Zi. La localité d’Abigui est chef-lieu du canton Ahitou de Dimbokro et chef-lieu de commune. Abigui est devenu une commune rurale en 2005. Depuis juin 2010, Abigui est devenu un chef-lieu de sous-préfecture. Il est situé à environ 18 km de la ville de Dimbokro.

La population d’Abigui est estimée à plus de 5 000 habitants.
Abigui a pour voisins immédiats, les villages suivants : Ediakro, Assebrokro, Tiémélé-Anokro, Angouakoukro et Komien-Kouassikro.

Les rivières et les cours d’eau qui arrosent ce village sont : Gbadra, Amahakou-faitai, Ahobla, Amoimbla, Galébo, Yawlabo, Bohoclou, Nnizuéba…

Abigui comprend quatre grands quartiers :

Ahua ;
Kogonou ;
Ahodji Blé ;
Hôpital (nouveau quartier).
Par Ahodji, on peut se rendre à Didievi et Tiebissou. Cependant, la route n’est pas bitumée.

Principales activités

Fruits de caféier (Coffea arabica) en cours de maturation
Les habitants sont principalement des agriculteurs. On y trouve cependant, des artisans tels que des forgerons, des vanniers occasionnels (gbada, fitassi, srala, coclo, gbogbo, …), des sculpteurs traditionnels de circonstance, des tisserands, des ferronniers, des mécaniciens, des maçons et des potières. On y rencontre quelques commerçants et commerçantes de produits de grande consommation (poissons, viandes, … et produits agricoles). Quelques boutiques dont celle d’Adou Yao, Abo, Mathieu,et des macquis (restaurants) jonchent les rues.

Les cultures pratiquées à Abigui sont essentiellement celles des ignames (lopka, tréla, lôgbô, clê-nglai, assawa, bêtê-bêtê, soglan, frorido, …), du manioc, du maïs, un peu de légumineuses et d’arachide. À l’époque, dans les années 1970 où Dimbokro était encore la boucle du Café-cacao, Abigui produisait ces deux cultures pérennes et principalement le café. De nos jours, il est possible d’y trouver quelques plants de café, d’hévéa, d’anacarde (noix de cajou), du thèque et de la mangue. Une culture favorable dans la région est en expérimentation chez des particuliers, il s’agit du jatropha.

Les braves paysans d’Abigui font aussi l’extraction traditionnelle du vin blanc (le blanco). Il s’agit de la sève du ronier Couhé, du palmier à huile Mmé et du palmier dattier Nglécia. Le plus souvent cette activité est occasionnelle, saisonnière et/ou à but lucratif.

Édifices municipaux
Le village possède un dispensaire, une maternité, un marché couvert, une école primaire depuis 1940, un château d’eau en système HVA (Hydraulique Villageoise Améliorée), l’électricité, un foyer polyvalent des jeunes en état de délabrement, une église catholique.

Le village possède depuis 1972 une mutuelle de développement dénommée MAVA : Mutuelle pour l’Aménagement du Village d’Abigui et, depuis 2008, une association du canton du nom de AGNA.

Danses traditionnelles et culture moderne
Les danses traditionnelles du village sont de quatre types :

Le Klinkply

Public d’Abigui lors de la Manifestation de l’Amicale AGNA 2008. Prestation des danseurs de Goli

La danse Django de Kogonou
1 – Les danses de réjouissance populaire non forcement sacrées :

l’Akpatoué d’Ahua ;
le Aka ou Ngowa des femmes ;
le Nnolo (danse des veillées funéraires) ;
le Klinkply (tam-tam parleur) d’Ahua ;
le Gbalicla (tam-tam guerrier) d’Ahodjiblé ;
le Kédéhtrénou d’Ahodjiblé ;
le Django de Kogonou ;
le Déha (Pdci-rda) d’Ahodjiblé ;
l’Amlinkin d’Ahua ;
le Banhoun de Kogonou ;
le Kotou des jeunes d’Ahodjiblé ;
le Gbôh d’Ahua ;
l’Adjoss d’Ahua ;
le Gofé d’Ahodjiblé
le Ngangan de Kogonou.

2 – les danses sacrées et accessibles aux femmes et quelques fois aux non initiés :

le Klouamani
le So Diby

3 – les danses sacrées et réservées aux initiés (femmes ou hommes) :

le Zigbo d’Ahodjiblé ;
le Arrah d’Ahua ;
le Dandoh des femmes ;
l’Adjanou des femmes ;
le Goli d’Ahodjiblé ;

4 – les danses sacrées et interdites aux femmes et aux non initiés :

le Djè ;
le Botiwa ;
le Djézou ;
le Houtouclai.

En matière de culture moderne, ABIGUI ou AHODJI n’a pas échappé à la mode contemporaine. Certains artistes tradi-modernes faisant de la simple variété ou louant l’Eternel DIEU sont originaires de ce village. Ils font ainsi sa fierté dans les manifestations culturelles et religieuses. on pourrait citer : Feu KEDJEBO N’DRI Jesus, parti trop tôt, un des condisciples de N’GUESS BON SENS, KEDJEBO LOUKOU Benjamin, son jeune frère qui emboîte ses pas assurant ainsi la relève, TANOH LOUKOU Félix reconnu sous le pseudonyme de Willer, BOHOUSSOU KOFFI Martin dit ARRANGEUR et d’autres encore en herbe.

Les jeux traditionnels qu’on peut trouver à Abigui sont : l’Abodri ou l’Abohogo (le jeu du balai d’adresse), l’Awalé, l’Attêh (le jeu de la toupie), le Béh (le jeu de la flêche d’adresse), etc., …

Source: wikimedia.org

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