Côte d’Ivoire: Les ressources en eau

Les eaux de surface se composent de cours d'eau, de retenues réparties sur l'ensemble du territoire et des lagunes situées dans la zone côtière du sud-est. Les principaux cours d'eau sont indiqués au tableau suivant.

Les principaux bassins sont contitués par la Comoé, le Cavally, le Sassandra, le Bandama formé par le Bandama blanc et le Bandama rouge (Marahoué) et le N’zi.

Par ailleurs, le Tabou, le San pédro, le Niouniourou, le Boubo, l’Agnéby, la Mé et la Bia, représentent les petits fleuves cotiers. Quant aux affluents des fleuves Niger et Volta noire, ce sont respectivement le Baoulé et le Gbanhala pour le premier et le Koulda pour le second.

La capacité de stockage de l’ensemble des retenues à vocation agro-sylvo-piscico-pastorale et/ou hydroélectrique avoisine 38,1 milliards de m3 dont 37,7 milliards de m3 pour l’hydro-électricité et 0,4 milliards de m3 pour les autres.

Eaux souterraines

Les trois principales formations hydrogéologiques de la Côte d’Ivoire sont:

* Le socle granito-gneissique,
* Le sédimentaire ancien métamorphosé (à dominante schisteuse),
* Le bassin sédimentaire côtier

Le socle couvre 97 % du territoire. Les nappes d’altération ou d’arène et les nappes de fissures sont les deux types d’aquifères qui peuvent y être exploités. Aucune étude détaillée n’a encore été faite pour évaluer les capacités exactes de ces aquifères. Cependant, il a été estimé à 113 milliards de m3 la quantité d’un contenu dans le socle dont 35,5 milliards de m3 renouvelés chaque année.

Le bassin sédimentaire tertiaire et quaternaire occupe près de 3 % du territoire national. Les nappes sont estimées à 9,9 milliards de m3 avec un renouvellement annuel de 2,2 milliards de m3. Au niveau des formations sédimentaires, l’aquifère principal du bassin côtier se trouve dans le continental terminal et constitue la zone d’alimentation en eau de la ville d’Abidjan. La nappe du crétacé dans cette zone est confrontée aux problèmes d’intrusion marine. Les volumes d’eau renouvelable et non renouvelable dans les zones de socle et sédimentaire sont ainsi de 122,9 milliards de m3.

Le bilan hydrologique moyen d’ensemble est indiqué au tableau de la première page. Le volume d’eau mobilisable (ressources en eau renouvelables globales) se décompose en 29 milliards de m3 d’eaux de surface et 37,7 milliards de m3 d’eaux souterraines. De plus, les ressources en eau renouvelables générées hors du pays sont d’environ 1 milliards de m3 (1 %).