La sous-préfecture de Bin-Houyé

La sous-préfecture de Bin-Houyé est située à l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans la région des montagnes, à environ 700 km d’Abidjan la capitale économique. Elle a une superficie de 500 km² et une population estimative de 45 000 habitants, composée majoritairement d’autochtones Yacouba ou Dan.

La sous-préfecture de Bin-Houyé est bordée au Sud par la ville de Toulépleu (27km), au Nord par la ville de Zouan-Hounien (21km), à l’Ouest par le fleuve Nuon qui forme trois kilomètres de frontière naturelle avec la république-sœur du Libéria et à l’Est par le fleuve Cavally qui la sépare de la sous-préfecture de Bloléquin.

Le milieu physique et naturel

Le Relief

Le relief a l’aspect d’un plateau légèrement incliné d’Est en Ouest et présentant quelques mamelons.

La Superficie

La sous-préfecture de Bin-Houyé est composée de quarante cinq (45) villages pour une superficie estimée à environ 500 km².

La faune et la flore

La flore est composée de forêts-galeries le long des deux fleuves (le Cavally et son affluent le Nuon), auxquelles s’ajoutent des forêts classées.

La faune est riche de nombreuses espèces : vertébrés, invertébrés, animaux aquatiques et parasites. On y rencontre des singes, des carnivores, des rongeurs. Les oiseaux, dont plusieurs espèces ont été identifiées, embellissent les paysages. On trouve également un très grand nombre de plus petites espèces parmi les invertébrés comme des mollusques, des insectes, des espèces aquatiques, etc.

Le Climat

La sous-préfecture de Bin-Houyé bénéficie d’un climat tempéré des montagnes avec une végétation de forêt dense et un relief quelque peu accidenté, deux saisons sèches et deux saisons des pluies. Les hauteurs pluviométriques annuelles sont fortes. La grande saison des pluies dure de mai à juillet, voire jusqu’au mois d’août. Les pluies sont fortes et abondantes. Les températures sont basses de novembre à janvier avec des brumes sèches. La température annuelle est de 25°C. L’harmattan, vent d’Est chaud et sec en provenance du Sahara et soufflant sur l’Afrique occidentale, souffle de décembre à février. L’humidité relative, très élevée, est en moyenne de 98 %.

L’hydrographie

Deux fleuves (le Nuon et le Cavally) et de nombreux autres fleuves arrosent toute la région des montagnes. Cependant, plusieurs villages doivent faire face à une sérieuse pénurie d’eau pendant la grande saison sèche.

Situation administrative et politique

Les Services Publics

Le conflit politico-militaire qui a éclaté en Côte d’Ivoire (depuis le 19/09/2002), a eu des répercussions administratives et sociales sur la sous-préfecture de Bin-Houyé. Certaines infrastructures ont pu reprendre leurs activités de façon quasi-normale, tandis que les autres touchées par la crise au plan humain et économique, ont dû être fermées. Dans l’ensemble, les structures fonctionnelles sont: un (01) collège municipal, les écoles primaires publiques de la localité qui sont au nombre de trente (30), un (01) centre de santé urbain et une (01) agence CIE-SODECI (Compagnie Ivoirienne d’Electricité et Société de Distribution d’eau en Côte d’Ivoire); celles qui ne fonctionnent plus du fait de la crise sont la Caisse d’Epargne, la SIPE, le Bureau de la Perception, le Bureau des Douanes et celui de Côte d’Ivoire Télécom.

Infrastructures Socioculturelles

La sous-préfecture de Bin-houyé est touchée depuis plusieurs années par l’exode des populations jeunes vers les plus grandes villes, du fait du manque d’emploi et d’attractivité. Il y a néanmoins, un Foyer municipal des jeunes (non fonctionnel), une Radio Rurale et un terrain municipal de football.

Situation Socio-sanitaire

On assiste à une paupérisation de la population, ceci impacte la santé de celle-ci. Les maladies les plus récurrentes rencontrées dans la localité de Bin-Houyé sont le paludisme, la tuberculose, les Infections Sexuellement Transmissible telles que la gonococcie, le VIH / SIDA etc.

Economie

Bin-Houyé dispose d’un marché local bordé de magasins de coutures, de boutiques et de restaurants. L’ont note aussi une baisse des activités économiques due à l’inondation du commerce par des produits illicites et trafiqués venus de La Guinée et du Libéria.