Balla Kéïta

Exilé au Burkina Faso, pays voisin de la Côte d'Ivoire, depuis mars 2001, Balla Keïta (BK), retrouvé tué de plusieurs coups de couteau à son domicile de Ouagadougou dans la nuit du 1er août 2002, se réclamait de "l'houphouëtisme orthodoxe".

Balla Kéïta Ce polémiste, père de trois enfants, est né en 1938 à Korhogo, de l’ethnie sénoufo (nord de la Côte d’Ivoire).

Jeune étudiant, il crée avec ses compagnons le Mouvement des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (MEECI), une structure proche du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny).

Titulaire d’un doctorat en médecine-vétérinaire en 1973, il est remarqué par le président Houphouët-Boigny.
Dans les années 1980, il occupe à plusieurs reprises des portefeuilles ministériels. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (1981-1983), ministre de l’Enseignement primaire (1983-1986), de l’Enseignement secondaire (1986-1990).

Le « gardien du temple » du PDCI est pourtant démis de ses fonctions en 1992 à la suite d’une grève des étudiants.
En 1993, le président Henri Konan Bédié succède à Houphouët. Après une brève traversée du désert, Balla Keïta est nommé conseiller spécial à la présidence.

Mais ses rapports avec le nouveau président se détériorent et le 14 octobre 1998, il est une nouvelle fois démis. Balla dénonçait notamment la politique de l' »ivoirité » prônée par Bédié.

Il se consacre dès lors à ses activités au conseil exécutif de l’Organisation des nations unies pour la science et la culture (UNESCO), où il représente la Côte d’Ivoire.

En 1999, après le coup d’Etat du général Robert Gueï en décembre, il retrouve une nouvelle jeunesse politique: il est nommé conseiller à la présidence, chargé de la politique et des cultes. Ses prises de positions et son franc-parler dérangent autant ses adversaires que ses partenaires.

En octobre 2000, à la suite de la présidentielle, le régime des militaires est balayé. Balla Keïta est pris à partie par des soldats, il est agressé et souffre d’un traumatisme crânien. Il s’exile en Belgique, avant de regagner en mars 2001 Ouagadoudou, où il bénéficiera d’un statut d’exilé.

En mai 2002, il est nommé secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) du général Robert Gueï.

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