Le parc national de la Comoé

Le parc national de la Comoé se situe à 100 kilomètres nord-est de Bondoukou, en Côte d’Ivoire. Ce parc fait partie de l’écorégion de la savane ouest soudanienne.Il compte 1 150 000 ha et il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et désigné en tant que réserve de biosphère depuis 19831.

Il a été prévu dès 1926 et fondé en 1953 sous le nom de Réserve de Bouna puis a pris définitivement le nom de « Parc national de la Comoé » en 1968. Les villages Lobi y sont nombreux. On y trouve des singes babouins, patas, vervets3, des antilopes bubales, hippotragues, cobes de Buffon, ourébis, des phacochères, des buffles, des hippopotames et des éléphants qui sont badgés pour être facilement localisés et dans les années 1960, chaque nuit, on y entendait rugir le lion et feuler la panthère.

Situation géographique
Le parc national de la Comoé est situé au Nord-est de la Côte d’Ivoire, dans la Région du Bounkani (Bouna) dont il occupe plus de moitié de la superficie. Il est bordé à l’ouest par la Volta Noire qui constitue la frontière nord-est, entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Le parc porte le nom du fleuve Comoé qui le traverse.

Évolution
Le parc a été reconnu comme un site du patrimoine mondial en raison de la diversité de la flore qu’il présente notamment la forêt vierge tropicale habituellement localisée seulement plus au sud. Il bénéficie également de la présence de deux grands cours d’eau qui donnent à la terre et à l’écorégion, un taux d’humidité adapté à une biodiversité plus riche que les zones environnantes. En 2003, il est déclaré site du patrimoine mondial en péril en raison du braconnage, du pâturage exagéré du parc par le bétail, et de l’absence de gestion.

Faune
Les plaines d’inondation saisonnières créées autour du fleuve Comoé, dans le parc national de la Comoé, constituent une aire privilégiée d’alimentation d’une population de hippopotames. En outre, il abrite les trois espèces existantes de crocodiles d’Afrique, crocodile du Nil, faux-gavial d’Afrique, et crocodile nain de même que de nombreux oiseaux migrateurs qui utilisent ses zones humides saisonnières.