Ferkessédougou

Ferkessédougou (communément appelée Ferké) est, du point de vue de son importance démographique, l’une des plus grandes villes du nord de la Côte d’Ivoire. Cette ville est le chef lieu de la Région du Tchologo.

Présentation générale
– Commune de Ferkessédougou
– Région du Tchologo
– Population: 74.000 Habitants (2014)
– Superficie: 91,2 Km²

Ferkessédougou est une ville de la Côte d’Ivoire située dans la région du Tchologo au nord du pays. Elle est limitée au nord par la commune de Ouangolo, au sud par la commune de Tafieré à l’est et à l’ouest respectivement par les communes de Koumbala et de Sinématiali.

Toponymie
Étymologiquement, le mot Ferkessédougou comprend deux parties : Ferkessé (ou Felguessi selon certaines sources) et dougou (en langue bambara, dougou signifie village), en d’autres termes le village de Felguessi.

Géographie
La ville, située à 9°32 de latitude nord et 6°29 de longitude ouest, est le chef lieu de la Région du Tchologo , frontalière du Mali et du Burkina Faso. Ferkessédougou se situe à 650 km d’Abidjan, la capitale économique et plus grande ville du pays et à 360 km de Yamoussoukro, la capitale politique depuis 1983

Climat et végétation
La végétation de la région est celle de la savane arborée.

Le climat y est très chaud et très sec (du type du climat soudanais), avec, en décembre et janvier, l’harmattan, un vent puissant venu du Sahara, qui abaisse considérablement la température. La grande saison sèche (octobre-mai) précède la saison des pluies marquée par deux maxima pluviométriques, l’un en juin et l’autre en septembre.

Histoire
C’est en 1929 que le chemin de fer a atteint Ferkessédougou. Il atteindra Bobo-Dioulasso, dans l’actuel Burkina Faso, en 1933.

Érigée en commune par la loi N°78-07 du 09 janvier 1978, Ferkessédougou ou Ferké pour certains, fait partie des 27 communes de plein exercice instituées par la loi de 1978. Elle est devenue opérationnelle en 1980 par la loi N°80-1180 du 17 octobre 1980 relative à l’organisation et au fonctionnement desdites communes. Son nom Ferkessédougou est une adaptation en langue Malinké du nom originel qu’est Felguéssikaha fondé par feu Dou Felguessi premier chef et fondateur de Ferkessédougou.

Administration
Une loi de 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays. Au nombre de celles-ci, figure Ferkessédougou. Cette localité est également chef-lieu de sous-préfecture et chef-lieu de département. Ferkessédougou est une entité administrative à la fois décentralisée et déconcentrée.

La commune, collectivité territoriale, est administrée par un conseil municipal présidé par le maire. Le département, collectivité territoriale également, est administré par un conseil général conduit par son président. La sous-préfecture (circonscription administrative déconcentrée) est administrée pour certaines matières par le sous-préfet, agissant par délégation, pour le préfet. Celui-ci administre quant à lui, le département (circonscription administrative déconcentrée).

Le Préfet, représentant l’État au sein de la circonscription placée sous son autorité, assure la tutelle des collectivités territoriales, en leur apportant assistance et conseil, mais également en procédant à un contrôle tant sur leurs actes que sur leurs organes.

Société
Les groupes majoritaires sont les Sénoufos-Niarafolos et les Palakas.

Éducation
Le département compte aussi une Institution de formation et d’éducation féminine située au chef-lieu, l’un des 90 centres de cette nature existant dans le pays. Cette institution a pour objet de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d’aptitudes nouvelles permettant leur insertion ou leur autonomisation.

Santé
L’ensemble du département souffre sensiblement d’un manque d’infrastructures médicales. Le manque de personnel qualifié se fait sentir, comme dans toute la région des savanes puisque pour les 4 départements qui la constituent, ceux de Boundiali, Korhogo, Tingréla et Ferkessédougou, 45 médecins exerçaient en 2001 et seulement 23 en 2005 pour une population totale de 1 215 000 habitants. Le nombre des infirmiers a également baissé de 254 à 67 sur cette même période7.

Économie
La ville est un passage obligé vers le Burkina Faso et le Mali. Le train qui conduit d’Abidjan à Ouagadougou s’y arrête. Cette position de carrefour renforce son activité commerciale (marché important). Un aérodrome existe.

Secteur primaire
Comme dans tout le nord du pays, le coton y est une culture importante.

La grande activité de la région est le sucre avec d’immenses plantations de canne à sucre autour de la ville.

Secteur secondaire
Deux raffineries de sucre sont implantées dans la zone (Ferké 1 dans le département de Ferkessédougou – région du Tchologo ; Ferké 2 dans le département de Niakaramandougou – région du Hambol). Toutes deux appartiennent au groupe SUCAF Côte d’Ivoire.

En bref
– Atouts économiques et industriels : La commune de Ferkessédougou vit essentiellement de l’agriculture (culture et élevage). Comme toutes les autres villes du nord de la Côte d’Ivoire, on y cultive le coton, le maïs, le manioc, l’igname, le riz etc. On y trouve également les produits d’exportation comme la mangue et l’anacarde.
– Commerce : on y trouve un supermarché (King cash), un magasin de distribution de gros (CDCI), un marché, des stations de services…
– Banques : BNI, BACI, BICICI, SIB, SGBCI, BIAO
– Transports : En plus de la gare de train, il existe des compagnies de transport comme UTNA, UTRAKO,C.K, SAMA TRANSPORT pour rallier la capitale et à l’intérieur de la ville, on a les taxis communaux.
Secteur primaire : Agriculture et élevage.
– Secteur secondaire : La commune regroupe quelques petites unités de transformation, d’anacarde, de noix de karité et d’usine de mangues séchées. Le complexe sucrier situé à 15 Km a des retombées économiques sur la commune.
– Secteur tertiaire : le commerce est la seconde activité qu’exercent les populations de Ferkessédougou. On y trouve un grand marché et des commerces un peu partout dans les quartiers, aux abords des grandes artères et des différentes sorties de la ville (corridor).

Ferkessédougou : Historique de la cité du Tchologo

La ville de Ferkessédougou couvre le Territoire des Niarafolo. Ce brave peuple chasseur, descendu du foyer culturel Senoufo de Koutiala au Mali, est passé par Bouna, Nassian et s’est installé à Kong entre le XIV et le XV siècle. Après un séjour dans le royaume de Kong de l’empereur Sekou Ouattara, il s’est dirigé vers la colline de Niamgbo dans la zone de Tafiré vers 1712. C’est d’ailleurs, sur cette terre de refuge du mont Niamgbo, qui culmine 650 m d’altitude, que ce peuple senoufo a adopté le nom Niarafolo. Lors de la migration de Kong à Niamgbo, le groupe était dirigé par l’intrépide guerrier Félguessi Silué. Selon les doyens de la tradition orale, les Niarafolo étaient à la recherche d’un espace abritant trois collines et trois cours d’eau, comme prédit par les divins. Ils se sont définitivement installés sur le site actuel de Sokoro vers 1716. Sokoro est le village fondateur de Ferkessédougou. Littéralement signifie la vieille maison en langue Malinké. A l’origine, c’était une petite localité de chasseurs appelée initialement Djagnoumakaha. Elle devient Poufiré, ensuite Felguessikaha, puis Felguessidougou( son nom malinké qui signifie le village de Felguessi). Son nom sénoufo est Poufiré. Qui signifie  » la terre blanche  » et qui fait allusion à un sol de latérite. Les premiers arrivés sur le site, ont découvert une sorte de terre blanche d’où le nom sénoufo Poufiré. C’est en 1899 qu’elle fût Baptisée officiellement Ferkessédougou.

L’emplacement actuel de la Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire (SGBCI) était la plate forme qui abritait le premier groupe électrogène qui alimentait la ville en électricité. A cette époque, le groupe électrogène servait uniquement à alimenté l’emplacement actuel de l’hôpital général qui était occupé par les colons. C’était le seul espace de la ville alimenté en électricité. La première opération de lotissement a commencée du pond du quartier Dioulabougou, jusqu’a la forge. Le premier bitume fut posé du collège Catholique Saint Charles Lwanga, au monument aux morts (l’actuel place Alassane Ouattara). Le second bitume partait du grand carrefour du marché (carrefour BNI) à la RAN devenu la Sitarail.

La ville de Ferkessédougou est située à 220 km de Sikasso(Mali) et 160 km de Banfora (Burkina Faso). Elle a une superficie de 3. 220 km² pour une population de 143. 263 habitants(les chiffres du dernier recensement général de la population et de l’habitat 2014). Elle compte 03 sous-préfectures (Ferké-Koumbala-Togonieré). il faut rappeler que le monument aux morts( voir l’image) ne contient aucun mort. C’est juste un simple monument dédié aux morts, notamment les anciens combattants de Ferkessédougou, ses braves hommes ayant combattu pour la France au nom de la Côte d’Ivoire (ils restent au nombre de 05 encore en vie)
Le plan de développement urbain de Ferkessédougou, a été établi le 25 Février 1924.

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