Le Zoo National d’Abidjan

Le Zoo National d'Abidjan est devenu depuis 1972, un établissement public et est sous tutelle du Ministère de l'Environnement, des Eaux et Forêts. Cette aire protégée située dans la commune de Cocody s'étend sur une superficie d'environ vingt (20) hectares dont quatre 4 sont exploités.

C’est le lieu de prédilection de la jeunesse scolaire de la ville d’Abidjan en particulier et de la population en général qui s’adonne timidement à l’écotourisme.

Le Zoo d’Abidjan abrite aussi trois groupes importants d’animaux qui sont les mammifères; les reptiles et les oiseaux. A ceux-ci, il faut relever la présence des rongeurs et autres animaux.

C’est un endroit à visiter pour le grand public

Le Zoo National d’Abidjan est devenu depuis 1972, un établissement public immatriculé sous le titre n°16862 /CF Bingerville. Le Zoo est sous tutelle du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. A l’origine, cet établissement était une structure privée appartenant à un français du nom de Yvan CHOLLEY. Cette aire protégée située dans la commune de Cocody s’étend sur une superficie d’environ vingt (20) hectares dont quatre 4 sont exploités.

Le Zoo abrite quelques 230 animaux repartis en 48 espèces. Ce peuplement a été effectué grâce aux donateurs, aux saisies des agents des Eaux et Forêts et aux captures des animaux dans la nature. Pour son fonctionnement, le Zoo National d’Abidjan a un effectif de cinq (5) salariés et 26 contractuels.

Le zoo reçoit des subventions d’état sous formes de budgets d’investissement et d’équipement et de budget de fonctionnement. Avec quatre vingt dix mille (90 000) visites et fréquentation l’année les jeunes représentes 14 % des visites contre 34 % adultes et 52 % aux enfants (en majorité constitués d’élèves).

Missions du Zoo

– sauvegarde et préservation des espèces menacées;
– recherche et formation dans le domaine de la faune sauvage;
– éducation informelle/rôle pédagogique;
– présentation au grand public de la collection des animaux de notre environnement dans un espace verdoyant..

Les animaux du Zoo

Le Zoo d’Abidjan abrite trois groupes importants d’animaux:

– les Mammifères;
– les Reptiles et
– les Oiseaux.

A- Les Mammifères

Ce sont des Vertébrés à sang chaud, à température constante (homéothermie), alimentant leurs petits avec le lait produit de la sécrétion des glandes mammaires (mamelles) et pouvant vivre dans tous les milieux (terre, eau air). Les parents prennent soins de leur progéniture; sauf quelque cas. Ils alimentent avec le lait produit de la sécrétion des glandes mamelles, leur petits naissent déjà formes même ceux qui volent comme la chauve- souris. Du point de vue alimentation les mammifères peuvent être: consommateurs de viande (carnivores), consommateurs de plante (herbivores), consommateurs de viande et de plantes (omnivores).

a- Les grands carnivores du Zoo

b- Les Reptiles
Ce sont des animaux à peau écailleuse et à sang froid Pour se réchauffe, ils doivent s’exposer au soleil et pour se rafraîchir, ils se mettent à l’ombre ou dans l’eau selon qu’ils soient terrestres ou aquatiques Certains possèdent des pattes; d’autres en sont dépourvus. La plupart des reptiles pondent des œufs. Ils peuvent être herbivores, carnivores ou insectivores. La majorité des reptiles avalent leur proie.

c- Les Oiseaux

Les oiseaux se distinguent de tous les autres animaux par les plumes. Ce sont des organes de vol. Elles servent aussi à protéger l’animal du froid et des intempéries. Leur couleur due à la présence de pigment (noir, jaune, jaune rouge) les aide parfois à se camoufler. Tous les oiseaux sont capables de voler sauf quelques rares exceptions. Ils peuvent être granivores, frugivores, insectivores, piscivores ou carnivores. D’autres se contentent du nectar des fleurs.

Que mangent les animaux du Zoo

– les mammifères carnivores (lions, hyène, civette, Ginette, mangouste) mangent de la viande crue non désossée de bœuf et des compléments minéraux vitaminés. Les lions reçoivent 10 kg de viande /jour, Les lionnes 8 kg, les hyènes 3 kg et les petits carnivores 1kg.
– les mammifères herbivores (éléphant, buffle, hippopotame, biches, gazelle) mangent du fourrage, de la carotte et des granulés.
– les oiseaux carnivores mangent des poussins ou morceaux de viande.
– les oiseaux piscivores (pélican, grue couronnée) mangent du poisson frais.
– les oiseaux granivores (paon, pigeon, perroquet) mangent du maïs, de la graine, du riz et des cacahuètes.
– les reptiles (crocodile, alligator, python) mangent des poulets

Accords de coopération

Dans les perspectives d’une diversification et d’une intensification de ses activités, le Zoo d’Abidjan se propose d’établir des accords de coopération avec les Zoos d’autres pays. Ces rapports de partenariat portent sur:

– les échanges d’espèces animales,
– les échanges d’informations sur les techniques modernes de conservation de certaines espèces en captivité,
– le renforcement des capacités (formation ou échanges de stagiaires),
– le développement de la recherche scientifique,
– la recherche stratégies modernes de développement du tourisme culturel ou d’éducation environnementale.

Dans ce cadre, un protocole d’accord entre le zoo national d’Abidjan (république de Cote d’ivoire et parc zoologique de Rabat (royaume du Maroc) a été singe par les deux directeurs au cours de la commission mixte Ivoiro-marocaine tenue a rabat du 11 au 14 mars 2004. Dans ce même cadre des possibilités de coopération entre le zoo de Bamako (Mali) et du zoo d’Abidjan ont été discutées au cours de la commission mixte Ivoiro–Malienne tenue à Bamako en juillet 2004. Les activités de coopération envisagées portent sur l’échange de certaines espèces animales et la possibilité de jumelage entre le zoo d’Abidjan et celui de Bamako.

Suite à une demande d’assistance adressée à l’Association Africaine des Zoos et Aquariums (PAAZAB) basé à Pretoria (Afrique du sud), le zoo d’Abidjan a bénéficié de l’expertise de deux membres (vétérinaires). Pendant leur séjour en Côte d’Ivoire, ces deux vétérinaires ont apporté diverses contributions au Zoo Abidjan (examen et soins des pensionnaires)

Les directeurs successifs du Zoo
Plusieurs directeurs se sont succédés pour assurer la gestion cet établissement après son changement de statut. Nous avons dans l’ordre:

– Dr SERY (1972-1976)
– Dr DJAKOURE (1976-1977)
– Dr LAUGENIE francis (1977-1992)
– Dr FANNY N’Golo (1992-1996)
– Dr AOUSSOU Frédéric (1966-1999)
– Capitaine TOKPA Tissé (1999-2001)
– Dr TAHIRI Annick (2001-2003)
– Mr BAHIN O. Paul (de mai à octobre 2003)
– Dr YAPO Ayékoé (actuel Directeur)

Histoire et informations

L’histoire des zoos

La première collection animale est attribuée à Shulgi qui a été Gouverneur de la troisième dynastie d’Ur à Puzurish en Irak de 2094 à 2047 avant J.C. Plus tard on trouve des collections animales chez les Incas, les aztèques, en Chine ou encore en Mésopotamie, sans pouvoir donner de détails sur les espèces collectionnées. Ce n’est qu’avec les Romains et la célèbre ménagerie d’Auguste (29 avant J.C), que l’on pourra se rendre compte des espèces réunies. Cette ménagerie qui ne comptait pas moins de 3500 animaux, était composée de 20 tigres, 260 lions, 600 autres félins (panthères, guépards) et autres animaux Africains ensuite vers l’an 2037 la ménagerie de Gordien, composées de 1000 ours, 100 tigres et autant de girafes, puis celle de Probus (276-282) avec 1000 autruches, 100 cerfs, 100 sangliers et 300 ours.

Le premier zoo connu fut celui de Shönbrunn en Autriche en 1752. Mais c’est à celui de Hambourg réalisé par Haganbeck au début du XXème siècle que revient le thème de zoo moderne. Ce zoo possédait pour l’époque un cadre plus proche de la nature, de vastes enclos séparés du public par des fossés, avec un programme d’élevage pour la reproduction. Quant à la première naissance en captivité elle revient au zoo de Londres avec la naissance d’une girafe en 1836. A l’heure actuelle, on dénombre plus de 2000 zoos dans le monde qui drainent chaque année quelques 800 millions de visiteurs.

Les premiers zoos publics

Dans une volonté d’étude scientifique des animaux sauvages, des naturalistes créant, en 1794, en France, à Paris, un établissement au service de la nation: le jardin des plantes. On y trouve une maison de singes et des oiseaux, des fosses aux ours, une rotonde pour les éléphants et les girafes, un bâtiment des animaux féroces…

Ce modèle est repris dans toute l’Europe au XIXième siècle à Madrid, à Postdam en 1822 et au Regent’s Park de Londres en 1828. On commence à parler de jardin zoologique terme qui nous vient des jardins de la société zoologique de Londres puis se généralise, et au début du XXème siècle, on adoptera définitivement les zoos.

Le rôle des zoos

La principale raison d’exister des parcs zoologiques est qu’ils tiennent l’un des premiers rôles dans la conservation des espèces animales disparaissant. Ces disparitions sont dues à la raréfaction, voir la destruction totale des écosystèmes par l’homme et à des tueries à des fins commerciales. Aujourd’hui, les zoos s’investissent d’un nouveau rôle: la conservation des espèces en disparition. Ils se tournent vers les associations mondiales pour établir des plans de survies et tente la réintroduction de certaines espèces dans la nature.

L’éducation est une autre des plus importantes tâches que les zoos ont à remplir. De plus en plus d’établissement mettent à la disposition de leurs visiteurs, outre des pancartes expliquant le mode de vie et l’habitat de l’animal, des fiches pédagogiques destinées aux classes scolaires ainsi que des textes informant du danger croissant qui menace les animaux et de la disparitions de l’écosystème viable. Pour beaucoup, une visite au zoo est l’unique prise de contact avec le monde animal et donc l’unique lieu où ils peuvent prendre conscience de son extinction.