Le Parc National de la Comoé

Localisé dans la région du Nord-est de la Côte d'Ivoire à 600 Km d'Abidjan, le Parc National de la Comoé, du nom du fleuve Comoé qui le traverse, constitue le domaine protégé le plus grand d'Afrique de l'Ouest (1.149.150 hectares).

Il présente une végétation composée principalement de savanes arborées, arbustives et herbeuses, des galeries forestières et des îlots de forêts claires.

Créé en 1968 par le décret n°68-81, le Parc National de la Comoé constitue une unité de conservation particulièrement efficace, où les grands mammifères parviennent à couvrir l’ensemble de leurs besoins vitaux. La situation écologique de transition entre la savane et la zone forestière guinéenne du Parc National de la Comoé fait qu’on y trouve la grande majorité des grands mammifères savanicoles d’Afrique Occidentale. A cela s’ajoutent de nombreuses espèces forestières (WCMC, 1991).

Le Parc National de la Comoé est actuellement le site d’une étude écologique sur les amphibiens menée par une équipe de chercheurs allemands. Compte tenu de sa richesse en écosystèmes (forêts, fleuves, prairies riveraines, tous les types de savanes) il ne fait aucun doute que ce parc présente une grande diversité d’amphibiens.

Dans le Parc de la Comoé vivent 61 espèces de mammifères, dont 11 espèces de primates (l’une, le babouin doguera, est numériquement dominant), 17 espèces de carnivores et 21 espèces de mammifères herbivores. Environ 25% des grands mammifères du parc sont des espèces forestières (Bousquet, 1992). Le Parc National de la Comoé constitue la limite septentrionale pour certaines espèces animales dont le céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor) et le bongo (Tragelaphus euryceros). Les cobes de Buffon sont les grands mammifères les plus nombreux. L’éland de Derby (Taurotragus derbianus) y a presque disparu. De plus, l’éléphant (Loxodonta africana), l’antilope cheval (Hippotragus equinus) et le cobe Defassa (Kobus defassa) sont menacés par le braconnage. En outre, les feux de brousse non contrôlés, l’exploitation forestière et le rythme d’accroissement démographique résultant d’une agriculture extensive menacent aussi très sérieusement les populations de grands mammifères.