Fétiches en pays Lobi

Chez le Lobi, les fétiches ont force de loi. Ils régissent la vie des habitants. Chaque famille dans le village a son fétiche. A Bouna par exemple, le plus puissant fétiche est le « Dih ». Il se présente comme un arbre avec à ses pieds des pierres, des crânes de bête, et quelques morceaux de fer rouillé.

Ce fétiche a-t-on appris, a été implanté par les Koulango en 1978 au moment de la création de Léonidouo, petit village où est implanté le « Dih ».

Quand il est question de succession à la cour royale (Bouna Massa), l’on a recours à l’arbitrage du « Dih » pour trancher les querelles de succession entre les différents prétendants au titre (Noufé Siwété et Dah Bipauté).

Les fétiches chez les Lobi constituent une curiosité. Ils sont posés généralement derrière la case, sur le toit, dans la cour, autour des poignets, de la taille, du cou.

Ils se présentent aussi sous diverses formes, et divers aspects : des cranes de bête, de tiges de fer torsadées, des cordes entrelacées.

Les fétiches en pays Lobi ont également plusieurs fonctions. Ils apportent le bonheur, la fécondité, démasquent les voleurs, les sorciers, et protègent. Chacun adore son fétiche.

Jack Louamy