Les activités économiques des Akan

En Côte-d'Ivoire, les Akan sont installés en région de savane, de forêt et sur le littoral marin . Chacune de ces régions possède des activités économiques propres.

Les paysans des régions de savane boisée cultivent des produits vivriers et industriels : Igname, maïs, riz et coton. Les habitants des régions forestières du centre, de l’est et du sud ont des produits vivriers : Banane de cuisine, igname, manioc, taro, maïs, mais possèdent aussi de riches plantations de café, de cacao, de palmier à huile, de cocotier et de kolatiers.

Les populations du littoral marin sont pêcheurs de lagune et de haute mer, paysans et planteurs . Les lagunaires, en plus des produits de la pêche, cultivent les mêmes produits vivriers et industriels cités plus haut . La nourriture de base est l’igname pour les habitants de savane et la banane de cuisine pour les habitants des régions forestières.

Le saviez-vous ?
1. La majorité des Akan réside au Ghana
Ce sont les Ashanti, les Adansi, les Dinkyra, les Brong, les Fanti, les Sefwi, les Aowin, les Nzima, les Akwapin, les Buem et les Kwahu .

2. Kan (parler)
Les dignitaires du groupe Akan, en assemblée, ont l’habitude de parler par personne interposée; le personnage qui joue ce rôle se nomme Okyame (maître-de-parole), beau parleur, instruit des coutumes et traditions du pays, Okyame se tient en principe debout au milieu de l’assemblée; Il donne la parole à tour de rôle aux différents orateurs et conclut leur exposé par des périphrases dans lesquelles le terme akan (il a dit, telle est son opinion, telle est sa conclusion, c’est dans ce sens qu’il est intervenu, etc…) revient constamment . Pendant le temps que dure la réunion, le terme akan ne quitte pratiquement pas sa bouche au point que ce mot est le seul que retient un individu qui ne comprend pas la langue; C’est ainsi que akan (il a dit) a fini par désigner ce vaste ensemble ethnique.

3. Kaein (aîné, premier)
Les anciens qui donnent cette version estiment que les Akan sont l’une des ethnies qui, en Afrique de l’Ouest, ont mis en place et organisé une civilisation digne de respect . Akan, dans ce contexte, signifie peuple de vieille civilisation . Les Akan restent convaincus que leur civilisation est la première en date des civilisations du golfe de Guinée; ils font remarquer que jusqu’à la seconde guerre mondiale, leur organisation est restée celle qui reçut le moins d’apports extérieurs, elle fut le moins influencée, aussi bien par le christianisme que par l’islam . Si leur civilisation a résisté, disent-ils, c’est qu’elle est plus forte, mieux structurée et mieux organisée.

4. Kann (peuple élu)
Selon d’autres sources, le terme akan vendrait de kann (peuple élu) . Cette version n’est pas éloignée de la seconde : Peuple de vieille de vieille civilisation, peuple aîné. Cette thèse trouve son explication dans le fait qu’à l’origine le terme akan ne désignait qu’un nombre restreint de membre. Le twi parlé par ce noyau est regardé par les autres ethnies de même cercle culturel comme étant la forme la plus raffinée; étayer un discours de proverbes twi-akan est un signe de bonne éducation et de grande culture intellectuelle. L’opinion est la même que celle qu’on se fait en Europe d’un auteur qui émaille son discours de citations grecques et latines.

La tradition historique enseigne que seuls quelques membres de ce noyau dominèrent l’ensemble des ethnies parlant le twi; Les premiers en date furent les Adansi, il y eut ensuite le règne des Dinkyra et enfin celui des Ashanti, qui ne prit fin qu’avec la période coloniale . Le terme akan (peuple élu, peuple de vieille civilisation) trouve son explication dans ce fait historique; Groupe dominant, il avait réuni et codifié les éléments culturels positifs de l’ensemble des ethnies de langue twi.

Sources et Documentations : I.L.A – Institut de linguistique appliquée