Dii Pea, la fête des ignames chez les Degha

Le festival le plus important qui est célébrée par toutes les communautés Dega est Pea Dii (littéralement, manger de l'igname), la fête des ignames. Elle est célébrée à différentes périodes par chaque communauté et les activités festives démarrent à partir de mi-juillet et vont jusqu'à la fin de Septembre.

Les fêtes traditionnelles en Afrique diffèrent selon l’écologie et la structure sociale des groupes ethniques. Les personnes Dega sont pour la plupart des agriculteurs, des chasseurs et des pêcheurs, et ils dépendent donc de la nature pour leur subsistance. Leurs idées cosmologiques sont donc liées à leurs habitudes professionnelles et dépeignent la dépendance sur la nature.

Le Degha Pedia (fête d’igname chez les Degha) est une fête de la moisson). La principale divinité de la terre, Teo, et d’autres divinités ont l’honneur d’être les premiers à manger des nouvelles ignames et d’exprimer une certaines reconnaissance à Korowii (Dieu) le suprême et le Voga (divinités terrestres) dans Degha Hare. Ces deux principaux rituels, le festival et la première partie sont appelés Gbandawu. Des objets comme des cendres de racines d’arbres brûlés et quelques épices sont mélangés avec l’igname et de la viande et cuits sous forme de bouillie. Une partie est offerte à Afafu, une divinité de la terre et le reste est mangé par ceux qui sont spirituellement initiés.

La nourriture est mangée tout en étant sur le feu et bouillante. Les gens mangent pour démontrer la puissance de leurs pouvoirs spirituels. Le second rituel est la Saga, (pendaison de l’igname). Traditionnellement, les Degha ne mangent les nouvelles ignames après avoir effectués ces rites.

Ceux qui enfreignent cette règle sont interdits d’entrer dans les locaux des divinités jusqu’à ce que ce rite ait été effectué. En Degha Hare, Longoro Teo est la divinité sous Korowii la plus élevé.

Le Vogti (prêtre traditionnel) de Longoro Teo suit le calendrier Deg strictement et un Longo Yawa (un jour Deg) au mois de Juillet, il ira détérer un tubercule d’igname dans son champ. Le Vogti dans Longoro qui exécute habituellement ce rite au nom de Degha avant que les anciens puissent manger les nouvelles ignames.

Le Vogti demande l’autorisation de Teo par le sacrifice d’un poulet pour savoir si, les communautés peuvent célébrer Pedia. Teo est dit avoir donné son approbation si le poulet est sur le dos, la poitrine vers le ciel. Chaque communauté de façon individuelle peut désormais fixer les dates de leurs fêtes.

Les agriculteurs reçoivent la permission de récolter de nouvelles ignames de leurs champs après la rituelle de la pendaison d’igname. Habituellement, les enfants suivent ceux qui apportent les nouvelles ignames à maison en criant, Tuuru! Tuuru! Tuuru! L’on croit que les enfants en criant citent les noms des nouvelles ignames. Les membres de la communauté vont s’assurer qu’ils ont récolté et apporté suffisamment d’ignames à la maison.

À l’aube, le batteur du tam-tam parleur se met à l’ouvre pour invoquer les esprits des ancêtres à se joindre à la célébration. Le dès 5 h 30 du matin, les femmes réveillées par le tam-tam parleur sont sur pied pour préparer le foufou d’igname mélangé d’œufs. Alors que les chefs s’adonnent aux différents rites; la libation, saupoudrer l’igname sur les divinités de la communauté, les chefs de chaque clan font la même chose aux divinités de la famille. Poulets, des chèvres ou des moutons sont sacrifiés aux dieux. des d’ignames et des morceaux de viande sont envoyés à des amis, des nécessiteux et à des étrangers dans la communauté.

Le chef de chaque communauté siègera parmi les anciens pour recevoir l’hommage et cadeaux de ses sujets aux sons des tambours et des danses. Le festival se poursuit tard dans la nuit avec des danses et le partage de la nourriture. Les jeunes vont faire le tour des concessions pour faire ce que l’on appelle kabidage (dégustation). Ils aident les ménages à piler leur fufu (igname) et il sera donné à certains de quoi à manger.

Un élément est que les communautés profitent de ce moment maintenant comme une opportunité pour discuter des programmes de développement, régler les affaires et les mariages contractuels.

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