Parc National de la Marahoué

Le Parc National de la Marahoué, situé au Centre-ouest de la Côte d'Ivoire, le long du Bandama rouge (fleuve Marahoué), est le troisième parc important de la Côte d'Ivoire après celui de Taï.

Il fut érigé en réserve de faune en 1956, puis en Parc National par décret n°68-80 du 09 février 1968. Il s’étend sur une superficie de 101.000 hectares et résulte de la réunion de plusieurs forêts classées.

Le Parc National de la Marahoué est un parc de transition qui se compose de deux formations végétales très marquées : les formations de savanes arborées et herbeuses dans la région orientale puis une forêt galerie et des îlots de forêts denses dans la région occidentale. Partout, la limite entre la forêt et la savane est extrêmement tranchée.

Il faut signaler l’existence d’un marigot des éléphants, et d’une forêt galerie le long de la Marahoué, qui présentent un grand intérêt pour la faune. Un grand nombre d’espèces de grands mammifères y sont conservées : le bongo, le cobe Defassa, le guib harnaché, l’éléphant, le chimpanzé, le buffle, plusieurs espèces de mangoustes, etc. Les formations savanicoles sont bien conservées, contrairement aux formations forestières qui sont soumises à une forte pression agricole surtout dans le Sud et le Nord. A l’intérieur, subsiste une forte présence de l’exploitation forestière illégale. Au braconnage important, s’ajoute la présence quasi-permanente de pêcheurs sur le fleuve.

En 1991, un plan de cofinancement fut établi entre la Côte d’Ivoire et le Fonds Européen de Développement (FED) afin de construire des pistes pour délimiter le parc et lutter contre le braconnage.

Créé en 1968, Le Parc National de la Marahoué occupe une superficie de 101.000 hectares. Il est situé à 350 kms au nord-ouest d’Abidjan, sur l’axe Bouaflé-Daloa. Le Parc est bordé dans sa partie nord-est par le fleuve Marahoué ou Bandama rouge. La spécificité de ce parc réside dans sa position géographique, à cheval sur la limite séparant la savane soudano-guinéenne de la forêt dense humide. De la variabilité du milieu physique découle une grande diversité de la faune et de la flore, lui donnant ainsi un caractère unique.

Depuis 1992, de nombreuses améliorations ont été apportées à ce parc animalier. Un « village vacances » a été réalisé il y a trois ans par la communauté européenne. La gestion a été cédée en 1997 à M. Jacques Alfreoff, propriétaire du Motel Shell à Yamoussoukro. Une première tranche de bungalows a été réalisé et autres chambres sont en cours de finition.

L’aménagement d’une piscine dans le jardin de l’hôtel est prévu pour l’année prochaine. Les pistes reprofilées offrent des conditions de visite idéales; deux aires de pique-nique permettent de marquer un arrêt. L’une domine la savane, l’autre est installée en bordure du fleuve Marahoué.

Quatre miradors proches de points d’eau et de salines, sont propices à l’observation des animaux. Un centre d’accueil situé à l’entrée du parc constitue le point de départ des visites. Des guides sont disponibles pour faciliter la découverte du parc. Les récentes possibilité d’hébergement et de restauration évitent les déplacements vers les centres urbains éloignés et facilitent les excursions matinales ou au crépuscule.

En effet, l’aube et le crépuscule sont les moments les plus favorables pour l’observation des animaux, particulièrement après les feux de brousse qui interviennent dès le mois de novembre. La saison idéale s’étend grossomodo du mois de décembre à mai. La faune du Parc est particulièrement variée: l’ antilope est l’espèce la plus commune.

Plan du parc de la Marahoué

Les bubales (Alcephalus buselaphus) vivent en troupeaux de 5 à 1 individus en moyenne. Curieux et peu méfiants, ils sont faciles à observer.

Le cobe de buffon (kobus kob), peu farouche et d’instinct grégaire comme le Bubale, cette antilope se rencontre en savane et dans les plaines herbeuses, parfois en troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

Le cobe defassa (kobus defassa), cette grande antilope aux poils longs et aux cornes en forme de croissant (chez le mâle), est inféodée) aux savanes boisées; elle ne s’éloigne jamais longtemps des points d’eau.

Les céphalophes, ces antilopes de petites tailles vivent en solitaire ou par couples; elles sont particulièrement craintives, mais on peut cependant les apercevoir traversant une piste en lisière de forêt. Plusieurs espèces sont communes dans le Parc : le céphalophe à flancs roux (céphalophus rufilatus); le céphalophe de Maxwell (céphalophus monticola) ; le céphalophe au dos jaune (céphalophus syvicultor) est présent mais plus rare. Le guibe arnaché (Tragelaphus scriptus), cette superbe antilope, qui vit solitaire ou par couples, est un animal sédentaire que l’on rencontre dans les endroits riches et fourrés (la grande boucle du circuit touristique). Le bongo (Tragelaphus euryceros), la plus grande antilope forestière, d’observation très difficile, peut quitter le couvert forestier la nuit pour s’alimenter dans les clairières

L’éléphant (loxodonta africana), très méfiant, l’éléphant de forêt s’enfuit au moindre bruit suspect ou odeur anormale. Ses besoins en nourriture et en eau l’obligent à parcourir des grandes distances chaque jour, surtout en saison sèche ; il utilise généralement le même parcours, traçant ainsi des chemins aisément identifiables (les « allées » des éléphants)

L’hippopotame (hippopotamus amphibibus), le « cheval » du fleuve ne quitte l’eau qu’à la tombée de la nuit pour aller pâturer dans les savanes herbeuses qui borde la Marahoué. Un groupe d’une quinzaine d’individus peut être observé le long du circuit pédestre.
Le buffle (syncerus caffer naus), le parc abrite une colonie de buffles de foret relativement importante. Animal sédentaire, vivant en groupe de quelques individus à plusieurs dizaines, il n’est jamais très éloigné des points d’eau.

Le baboin doguera (Pabio anubis), communément appelé cynocéphale, se rencontre un peu partout, en fonction des disponibilité alimentaires. C’est un animal qui vit en bandes remarquablement organisées.
Le phacochère (phacochoerus aethiopicus), est peu répandu dans le Parc, il s’observe dans les savanes traversées par la piste principale. Il est apparenté à l’hylochère de couleur gris cendré, et au potamochère de pelage brun, deux espèces des zones forestières du Parc.

La panthère (panthera pardus), animal nocturne et discret, la panthère est difficile à observer. Les empreintes témoignent cependant de sa présence dans le Parc.

La civette (viverra civetta), omnivore, solitaire et discret, la civette se cache le jour dans les fourrés ou terriers désaffectés. Elle peuple tous les types de savanes, parfois la forêt dense.

L’avifaune : plus de 300 espèces d’oiseaux ont été recensées dans le Parc. On y rencontre des espèces strictement forestières ou de savanes, ainsi que des espèces « de lisière ». Selon le moment de l’année, des espèces migratrices peuvent être observées (guêpiers, rolliers…). Les espèces les plus couramment observées sont les pintades bleues, les calaos et les touracos, ainsi que divers rapaces. Les tisserins sont nombreux aux abords des points d’eau.

La végétation : le Parc est considéré comme l’un des derniers vestiges des formations naturelles « contact forêt/savanes », est recouvert, sur 75% de son étendue, de forêt dense humide semi-décidue pour l’ouest et de forêt sèche au nord-est; les savanes ouvertes, entrecoupées de galeries forestières, occupent 25% de la superficie à l’est (circuit touristique). Pas moins de 165 essences ont été recensées dans la zone savanicole. Cette richesse du couvert végétal est donc d’un grand intérêt, tant sur le plan scientifique que touristique.

Prévention de la Faune : En vue de permettre aux générations futures de profiter de ce patrimoine unique en son genre, l’intégrité du Parc doit être préservée. La sécurité des visiteurs, la quiétude des animaux et la protection du Parc sont les soucis majeurs de la Direction. Pour cela, il est demandé aux visiteurs de limiter leur vitesse à 40 Km/h – de ne pas quitter les pistes avec leur véhicule – de ne pas klaxonner – de ne pas introduire de chien sur le site – de n’effectuer aucun prélèvement (animaux, végétaux, minéraux) – de respecter la propreté des lieux, notamment aux aires de pique-nique.