Mariage chez les Abourés

Les Abouré font partie du groupe ethnique Akan. Largement influencés par le Christianisme, ils sont de moins en moins attachés à leurs traditions. Les trois groupes abouré actuels sont situés aux alentours de Moossou, Bonoua et Ebra.

Les Akan ont un système de parenté bilinéaire à base matrilinéaire. La demande en mariage se fait par le père du jeune homme ou son héritier au père de la jeune fille ou à son héritier. Seules peuvent être « fiancées » les jeunes filles non pubères. Le fiancé doit à sa fiancée aliments, vêtements et menus cadeaux. La dot comprend des biens en nature et des biens en espèces. Le mari reste le chef de la cellule familiale, mais son héritier légitime est son frère utérin, ou le fils de sa sœur; toutefois, c’est à son fils aîné que reviennent la concession et les terres.

La mort d’une femme enceinte est une déclaration de guerre de la mort â toutes les femmes enceintes du village; celles-ci doivent la combattre par une grande cérémonie. Les jumeaux sont considérés comme enfants du bon génie et sont donc choyés; les 8ème, 9ème et 10ème enfants sont à la fois sorciers et enfants du bon génie. Les enfants qui ont un doigt en plus portent le malheur. Pour la plupart, les enfants d’un couple sont confiés à des membres du lignage paternel qui les éduquent jusqu’à leur mariage.

Les Abouré sont polygames, mais le mari doit demander son consentement à sa première épouse s’il désire en prendre une seconde; il doit également lui faire des cadeaux. Avant tout divorce, il y a plusieurs tentatives de réconciliation; lors du divorce, il y a restitution de ses biens à chacun et confession publique de la femme, à qui les enfants sont confiés. Lors de la mort de l’époux, sa femme porte le deuil pendant trois lunaisons. A la fin de cette période, il y a rituel de purifications.

Source: Annales de l’Université d’Abidjan