Le Fort de Dabou

Le fort de Dabou fut construit par le général FAIDHERBE en 1853. "Un large escalier de pierre, ombragé par des manguiers immenses, conduit à la porte du fort. Le mur d'enceinte a six mètres de hauteur et se développe sur les quatre faces d'un carré ayant environ quarante mètres de côté.

La place d’armes a été transformée en jardin, et tout au fond, sur la partie de l’enceinte qui fait face à la porte d’entrée, s’élève une belle construction en pierre. Le rez de chaussée, bâti en casemates, est divisé en six belles pièces toutes habitables. Le premier étage, occupé par l’administrateur, vient d’être refait à neuf à la suite d’un incendie et ne contient pas moins de six chambres très hautes d’étage et bien aérées. Une large véranda, formant balcon, entoure tout le premier étage de cette construction… Le village de Dabou est petit et modeste, mais il rapelle un grand nom, celui du général FAIDHERBE. On dit aussi que l’immortel BINGER, ce grand ami de la Côte d’Ivoire, a beaucoup aimé le site charmant de Dabou. » ( René LE HERISSE  » Voyage au Dahomey et à la Côte d’Ivoire », 1903.)

BINGER créa à Dabou, en septembre 1893, un jardin botanique qu’il confia au chef jardinier LELACHE, qui sera assassiné un mois plus tard. Ce jardin avait vocation à expérimenter et à acclimater certaines plantes tropicales. BINGER, à son arrivée à la Côte d’Ivoire en 1893, trouva le fort « abandonné et dans le plus complet délabrement ». Il le fit remettre en état par un charpentier et deux maçons qui travaillèrent sous la surveillance de Charles MONTEIL, commis aux affaires indigènes. Dabou devint un des postes administratifs du littoral, servant de bureau des douanes.