La Fondation Félix Houphouet-Boigny

En 1997 à Yamoussoukro, après dix ans de travaux, les clefs de la Fondation Félix Houphouet-Boigny pour la Recherche de la Paix étaient remises à Monsieur Federica Mayor, Secrétaire Général de l'UNESCO.

« Le Président Félix Houphouët-Boigny a décidé de mettre à la disposition de la communauté internationale et des institutions de recherche de la paix en général, et en particulier de l’UNESCO, la Fondation qui porte son nom, afin de contribuer au plan international, à la recherche, à la sauvegarde, au maintien et à la promotion de la paix en Afrique et dans le monde ». Cette Fondation décerne chaque année un Prix du même nom.

Avec ses quatre entrées disposées aux quatre points cardinaux, la Fondation abrite amphithéâtres, salles de réunions, salons et bureaux, afin d’accueillir toutes rencontres officielles et privées. Les liaisons horizontales entre ces espaces, répartis dans les deux bâtiments principaux, sont groupées dans le bâtiment central qui est fait de deux patios superposés et bordés de coursives. Tous ces bâtiments sont bien entendu équipés d’escaliers, d’ascenseurs et d’escalators.

Les amphithéâtres sont équipés de systèmes de traduction simultanée pour huit langues, et d’une machinerie scénographique pour tous spectacles. Le réseau de télécommunication intérieure couvre l’intégralité des locaux. Enfin, toutes les salles de réunions sont sonorisées et les plus importantes ont été conçues pour un équipement audiovisuel complet.

Un effort a été fait pour l’accès à l’information d’actualité ou d’histoire, pour améliorer l’efficacité des chercheurs. Ainsi, 8800 mètres carrés sont consacrés aux équipements de collecte, de stockage et de consultation des documents, livre, informatique et muséographique. Les documents papier occupent un étage du bâtiment central sur 5200 mètres carrés de bibliothèque comprenant salle de lecture, stockage et de réunions, administration, atelier de restauration des ouvrages. L’informatique occupe les 3600 mètres carrés de l’étage inférieur. La Fondation, connectée à Internet par la société AgenceInteractive, peut organiser des discussions entre chercheurs et diffuser les documents numériques de son fonds; collecter des documents d’intérêt pour la Fondation, -physiques ou numériques- puis collecter et gérer les diverses donations. Pour des expositions permanentes ou temporaires sont prévus le Musée de la Paix, sous la rampe de l’accès d’honneur, et, au deuxième étage du bâtiment principal, un hall d’exposition de 530 mètres carrés.

La Fondation a été à l’origine de deux événements officiels de l’Unesco : Congrès international sur la paix dans l’esprit des hommes en 1989, et la Déclaration de Yamoussoukro pour la Paix en 1997.

Un témoignage personnel

« La Fondation pour la Paix a probablement les plus belles salles de réunion de tout le pays. Non seulement belles, mais aussi très confortables et très bien climatisées, aux murs couverts de tapis, de bois africains et européens. Nous aimerions vous donner des chiffres précis : Nombre de salles, nombre de sièges, etc… mais nous n’avons pu les trouver pour l’instant. Certes, nous pourrions faire appel à nos souvenirs, mais ceux-ci sont confus : Beaucoup, vraiment beaucoup de salles, des sièges très confortables, il faisait chaud dehors, on se perd un peu volontairement dans les couloirs… Ajoutant à cela que bon nombre des pièces n’ont pas de fenêtres et ne reçoivent donc pas de lumière extérieure, il en resta l’impression confuse, mais très agréable de visiter un immense mausolée abandonné, dans un état parfait. »

« Pour rajouter du piquant à l’affaire, il faut en effet savoir que lors de notre visite, la Fondation était temporairement vide, pour une raison quelconque d’organisation. Nous eûmes donc le plaisir d’être entièrement, totalement et vertigineusement seuls, dans un des bâtiments les plus prestigieux, les plus splendides et les plus gigantesques de l’Afrique Occidentale (Et sûrement l’un des mieux climatisés). »

« Nous avons gagné la bataille politique. Nous luttons pour la bataille économique. Elle est dure, mais nous nous engageons déjà pour la vraie bataille, celle que Dieu prêche à travers le monde depuis sa création, la bataille pour la paix promise aux hommes de bonne volonté, à tous les hommes. Je vous ai dit l’autre jour que je réserve la Fondation qui porte mon nom. Je veux que vous lui donniez une dimension, non pas une dimension ivoirienne, à la mesure de ma modeste personne. Soyez plus ambitieux, comme nous l’avons été en 1944, en 1945, en 1946, quand nous avons créé le RDA. Donnez-lui une dimension internationale. Demandez à tous ces chercheurs, appelez même des Prix Nobel de la paix. Qu’ils viennent se réunir ici pour rechercher des moyens de parvenir à la paix. Notre combat n’est pas terminé. Il ne sera jamais terminé. Le vrai combat demeure. C’est le combat pour la paix. » Félix Houphouet-Boigny