La fête des ignames

L'igname, originaire du Ghana fut introduite en Côte d'Ivoire par le peuple Akan, lors de leur migration dans notre pays. C'est pendant la traversée de la grande forêt que le précieux légume leur fut le plus utile pour lutter contre la famine.

L’igname est fêtée aujourd’hui au mois de février par les 11 tribus Akan, pour célébrer la fin de l’année et le début de l’année nouvelle. Ce jour là, le Roi, paré d’or, entame une procession au cours de laquelle les symboles du pouvoir royal s’exécutent à la danse du « Kinian-pli ».

Après une douche purificatrice, des sacrifices sont exécutés. Une partie des offrandes sera brûlée tandis que l’autre sera partagée entre les différents participants comme symbole de l’union des morts et des vivants.

Durant les festivités, la consommation d’igname est donc interdite, rappelant ainsi que ce légume était jadis réservé aux rois (et membres de la famille royale). Certaines légendes, racontent d’ailleurs, que dans les champs royaux des rois Akan du Ghana, les ignames étaient d’or.

Ces réjouissances sont l’occasion de cérémonies fastueuses rythmées au son des tambours royaux, des olifants et autres cors d’appel. Présidées par les rois parés d’or et des Nanans (Grands chefs coutumiers) et autres hauts dignitaires revêtus de leurs plus beaux apparats, cette fête commémore ainsi la mémoire des ancêtres, des héros, des divinités, et se traduit par une purification dans la rivière sacrée des hommes, femmes et objets de culte.