Le pays Ahizi

L'ensemble Ahizi ne constitue pas une entité territoriale. Il représente une très grande diversité, en dépit de la taille réduite du groupe. Mais la bipartition linguistique qui permet de distinguer les Aporo, les Mobou et les Lélou, offre un indice de peuplement.

Tous les villages ahizi se déclarent d’origine occidentale. Les premiers à s’y installer, probablement à la fin du 17è siècles, sont les Aporo dont sont issus les villages de tréfédjiTabothAllaba et Bapo.

Pour échapper à des représailles un groupe des futurs Aporo s’enfuit de Léïna Goubékou, en pays Dida, sous la conduite d’Ayékpa Léba.
Ils parviennent au bord de Bakanda qu’ils traversent. Toujours poursuivis, il se retrouve à Badjo, à l’extrême nord de la lagune Ebrié. Après y avoir vécu quelques temps, ils arrivent à Touboutou. De là, de nombreuses excursion leur permettent de créer TéfrédjiKrabo, à l’ouest de l’actuel Tiagba, puis Tabo et sans doute plus à l’est de Atdjo (Bingerville). Ayakpa Léba établit aussi des colonies à Agbra, non loin de l’actuel débarcadère de Bingerville, puis à l’entrée de la baie de Dabou et enfin à Soukoudri et (Ngatty) Azito.

Un autre groupe issu de Tjoko, toujours en pays dida, se sauve à la suite de guerres intestines et rejoint le premier à Badjo. Il traverse ensuite la lagune, passent à Téfrédji et s’installent à Abraco. C’est alors qu’arrivent les gents d’Abra à qui ils cèdent la place pour aller s’établir à Kjimrèpkè.

Ce sont ensuite les Mobou qui arrivent dans la zone, à près une guerre qui les chasse du paysdida. Ils fuient vers le sud-est, atteignent Cosrou puis Toukpa d’où ils arrivent à Abra. Ils y rencontrent que les Allabe installés tout près. Ceux qui forment les Niémembo viennent un peu plus tard.

Un second groupe de Mobou suivent un autre itinéraire qui le mène d’abord à Bassam. En marchant vers l’ouest, ils rencontrent ceux qui sont partis les premiers.
Les Lélou, d’immigration plus récente occupent 4 villages : Nigui Saff, Nigui-Assoko, Tiémien et Tiagba.

Leur émigration se en deux vague successives. Venus du canton badji, en pays bété, ils passent près de divo, puis arrivent aux environs de Guitry ou ils séjournent longtemps. Plus tard, ils franchissent le bandama et s’installe à Zabitechi près de Cosrou. Après une guerre qui éclate entre eux et le village de vieux Badine, ils se regroupent à Badjo. Deux familles, les Soukou et les Tadji-vrê n’ont pas suivi les autre à Badjo. Ayant emprunté un autre chemin dès avant la traversée du Banda Ma, elles aboutissent à Layon à l’est de l’embouchure de l’Agneau, puis se réfugient sur ne île en face de Djem. Le groupe de Badajoz achève sa course à Nourdjou, d’où naissent les autres villages.

De nombreux autres courants venus de l’ouest continuent à alimenter le pays Ahizi.

Source: jacqueville.viens.la

Les derniers articles