Alliance Dida-Abbey

Aujourd'hui, l'ancien village Djibé est le quartier panthère dans la commune de Divo. Selon l'histoire verbale des anciens, les Dida, au profit de la chasse traditionnelle, effectuent de longs déplacements et font une rencontre spontanée avec les abbey dans les grandes forêts vierges et cohabitent ensemble sur ces lieux, sans obstacles particuliers.

Chemin faisant, un jeune abbey tombe amoureux des filles Dida et engrosse l’une d’entre elles. Violation des droits africains. Les Dida farouchement touchés par cette humiliation se concertent très rapidement et pénalisent les abbey avec une amende d’éléphant vivant. Mais, vaillants chasseurs de leur coté, les abbey, courageux peuple de l’Agneby, ont maitrisé l’animal. L’affaire est close et l’aventure continue.

Aussi, à un moment donné, en chemin, un jeune Dida tombe lui aussi amoureux d’une fille abbey et l’engrosse. Ah ! violation des lois traditionnelles. Les abbey se frottent les mains. Ils réclament, comme amende, la panthère vivante aux Dida originaires de Djibié.

Ceux-ci se concertent à nouveau pour trouver une solution au problème délicat. Après concertation, connaissant l’animal, les Dida proposent, à la place de ce carnivore, deux belles filles aux abbey, ce qu’ils refusent d’entendre. Surtout les jeunes. Mais sachant ce que vaut l’animal, les sages Abbey demandent aux jeunes de se calmer. Le calme revenu, ils disent la panthère est un animal féroce, qu’allons nous faire avec ? Voyez ces deux belles filles Dida, elles vont nous faire de beaux enfants, acceptons-les ». Les filles Dida étant acceptées, l’affaire est close et la vie continue. Après ces deux incidents de cohabitation, les deux peuples, Dida-Abbey, de commun accord, signent un pacte de non agression (p.N.A), appelé dans la tradition: «Toukpê» qui existe aujourd’hui entre les Dida et les Abbey et que les Bété appellent chez eux : « Mèno » qui existe également entre les Dida de Lakota, Canton Nèko et les Bété de Gagnoa, Canton Paccolo.

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