Le Sanctuaire Marial National

Le Sanctuaire Marial National, l'un des principaux lieux de pèlerinage en Côte d'Ivoire est un centre de dévotion pour tous ceux qui trouvent refuge auprès de la Vierge Marie. Revisitons ensemble les pages de l'histoire de ce Sanctuaire.

Les faits se déroulent dans les années 70, au sein de la Cité Fairmont, dans la Commune d’Attecoubé. N’ayant pas de paroisse à proximité pour la célébration de l’office dominicale, c’est donc difficilement que les chrétiens de la cité se rendaient dans les communes voisines pour participer à la messe.

La providence leur sourit quant à l’époque, le cardinal YAGO est très présent dans la cité à la faveur des visites qu’il rendait à ses parents M. et Mme LORN. C’est donc au cours d’une de ses visites que Mme LORN Elisabeth (belle cousine du Cardinal), lui demande une faveur ; celle de la construction d’une église. Sur proposition du Cardinal, les résidents de la Cité Fairmont cherchent un site. Un terrain qui vient d’être déblayé en contrebas de la cité attire leur attention. Investigation menée, le site appartiendrait à M. Phillipe-Grégoire YACE, alors Président du Conseil Economique et Social. C’est donc en une forte délégation que les résidents vont voir le Président YACE qui accepte de leur donner son terrain pour la construction de leur église.

Or, le cardinal qui murissait secrètement un projet de construction d’un édifice à l’honneur de la Vierge Marie était freiné par le manque du site et de financement. A la présentation du terrain de la Cité Fairmont, il propose aux résidents d’y bâtir une maison digne du rang de la reine du Ciel. Il dit : « Je désire que les chrétiens viennent renforcer et approfondir leur foi dans ce lieu. Un tel lieu de rencontre humaine et spirituelle, dit-il, manquait grandement dans l’archidiocèse et plus encore dans notre pays…». Pour le financement, le Cardinal YAGO en parle au Président de la République SEM Félix HOUPHOUËT-BOIGNY qui avance 400 millions sur les 800 millions du coût total de la construction.

En Mai 1980, le pape Jean-Paul 2 visite la Côte d’Ivoire pour la 1ère fois et bénit à cette occasion, les premières pierres de la future cathédrale St Paul du Plateau et celle du futur sanctuaire marial de la cité Fairmont. Le Pape suggère lui-même le nom du Sanctuaire : « Notre-Dame d’Afrique » et Monseigneur Yago y ajoute « Mère de toute grâce ». Dans son homélie, du jour, le Pape déclare : « Je suis particulièrement heureux de bénir aussi, en même temps que la première pierre de votre future cathédrale, la première pierre de l’église qui sera bâtie sous le patronage de Notre-Dame d’Afrique. (…) « En confiant l’Afrique à la Vierge Immaculée, nous la mettons sous la protection de la Mère du Sauveur. Comment notre espérance pourrait-elle être déçue ? Comment, lorsque vous l’invoquerez avec ferveur dans cette église et dans toutes celles de vos pays, ne vous conduirait-elle pas vers son divin Fils, vers la plénitude de son amour ? »
Ainsi, la communauté catholique de la cité Fairmont qui espérait sa chapelle pour ses célébrations eucharistiques, se voit octroyer un sanctuaire consacré à Marie et où tout le monde pourra venir lui manifester sa dévotion. C’est donc dans la ferveur qu’ils accueillent la 1ère pierre qui est posée le 02 février 1985.

Les travaux menés rapidement, l’inauguration est célébrée deux ans plus tard : le 1er février 1987, dans l’action de grâce et en préparation à l’année mariale célébrée par toute l’Église à l’invitation du Pape Jean-Paul II.

Après sa consécration en 1987, ordinairement, les anniversaires du sanctuaire sont célébrés. En 2007, le recteur et son conseil pastoral font de cette date anniversaire, un événement exceptionnel avec au programme diverses activités. Ainsi, arborant une fière allure, c’est avec faste que le sanctuaire a fêté ses 20 ans. Aux noces d’argent, en 2012, le sanctuaire marial d’Abidjan totalise 25 ans de grâces en Côte d’Ivoire. Le fait marquant de ce jubilé de noces d’argent, c’est la décision de la perte du statut diocésain arrêtée par la conférence épiscopale des évêques. Le sanctuaire Marial d’Abidjan devient désormais le Sanctuaire Marial National.
Patiemment, le secret espoir de son éminence Bernard Cardinal YAGO consistant à faire de ce sanctuaire une plateforme internationale de dévotion mariale, à l’instar des sanctuaires de par le monde, devenus de hauts lieux de pèlerinage : Lourdes (en France), Fatima (au Portugal), etc., se réalise.

LE SANCTUAIRE

Dans une vision d’avenir, Feu l’éminence Bernard Cardinal Yago (initiateur du projet de construction du Sanctuaire) a su édifier l’église de Côte d’Ivoire par des actions qui témoignent les objectifs qu’il s’était fixé. Aujourd’hui, ses nombreux chantiers de l’époque, au nombre desquels, nous pouvons citer le Sanctuaire Marial Notre Dame d’Afrique Mère de Toute Grâce sont de véritables héritages pour des générations et des générations.

Le 1er février 1987, l’église de Côte d’Ivoire inaugure le 1er sanctuaire dédié à la Mère du Christ, la Vierge Marie, en contrebas de la cité Fairmont dans la commune d’Attécoubé, du District d’Abidjan.

Le sanctuaire est un lieu saint, un espace de spiritualité et de pèlerinage qui a accueille environ plus de 3000 mille pèlerins par semaine. Ces pèlerins viennent de partout en Côte d’Ivoire et d’autres pays, chrétiens ou pas, pour non seulement renforcer et approfondir leur foi dans ce lieu Saint dédié à la Vierge Marie mais pour aussi découvrir et visiter cette œuvre architecturale.

Le 02 Février 2012, le Sanctuaire Marial qui depuis sa construction était le patrimoine du diocèse d’Abidjan est érigé en sanctuaire national par un décret, pris par la conférence épiscopale des évêques de Côte d’Ivoire pour la perte de son statut diocésain. Patiemment, le secret espoir du Cardinal Yago de faire de ce sanctuaire une plateforme internationale de dévotion mariale se réalise.

Voici l’héritage que nous a légué le cardinal Yago en 1987, Sanctuaire Marial National, Notre Dame d’Afrique, Mère de toute grâce. Que de bienfaits pour la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique. Que beauté à l’admirer, Que de grâces à y recevoir, Nous l’avons reçu avec joie et nous en prenons soin chaque jour que Dieu fait avec Amour, Nous vous léguons ce joyau, pour que vous en preniez soin, Peuple du monde entier voici votre sanctuaire !!!

ARCHITECTURE

Bâti sur le plateau du Banco, le sanctuaire marial surplomb toute la partie nord du District d’Abidjan. De plus loin que l’on aperçoit cet édifice, on est frappé par son allure élancée et audacieuse. On s’imagine «un doigt qui montre le ciel» ou encore «une tour de garde à l’entrée de la ville», selon l’image attribuée à Marie, dans les litanies traditionnelles. En se rapprochant, l’on perçoit comme «un manteau bleu qui accueille et qui rassure». La nuit, depuis l’autoroute, l’on est guidé par «un phare qui veille et qui éclaire les ténèbres».

Les faits se déroulent dans les années 70, au sein de la Cité Fairmont, dans la Commune d’Attecoubé. N’ayant pas de paroisse à proximité pour la célébration de l’office dominicale, c’est donc difficilement que les chrétiens de la cité se rendaient dans les communes voisines pour participer à la messe.

Ce chef d’œuvre est sorti de l’imagination spirituelle de l’architecte italien Aldo Spirito. Après la réalisation de la cathédrale St Paul du plateau, le cardinal lui a été demandé de concevoir un plan digne de la maison de la mère de Dieu, au cœur de cette grande ville Abidjan et en contre-bas de la Cité Fairmont.

Effectué sous l’animation technique de la Direction et Contrôle des Grands Travaux et le savoir-faire de la Sonitra, le sanctuaire marial est constitué :
d’un clocher conique à base elliptique, dont les dimensions au sol sont de 10,50 m pour le grand axe et 7,50 m pour le petit ; sa hauteur est de 53 m. Il est entièrement réalisé en béton et comporte dans sa partie supérieure, une cloche de 500 kg (aujourd’hui le son de la cloche est remplacé par un son numérique) et la Vierge en vitrail de 5m de hauteur, éclairé en son sein, qui la nuit donne un effet de vitrail. Un escalier intérieur doté d’un garde-corps métallique, permet d’accéder au sommet. ? Autours du clocher, s’enroulent en forme d’hélice à base spirale, deux corps de bâtiments que sont l’église et les salles annexes, les bureaux et des halls desservants ces pièces. ? Les murs extérieurs qui soutiennent la couverture hélicoïdale étanche teintée en bleu clair sont en béton armé. Des claustras également en béton assurent une ventilation naturelle. ? Les murs extérieurs de l’église comportent devant le maître-autel une baie composée de vitraux amovibles permettant d’assister aux offices de l’intérieur ou de l’extérieur.

En Mai 1980, le pape Jean-Paul 2 visite la Côte d’Ivoire pour la 1ère fois et bénit à cette occasion, les premières pierres de la future cathédrale St Paul du Plateau et celle du futur sanctuaire marial de la cité Fairmont. Le Pape suggère lui-même le nom du Sanctuaire : « Notre-Dame d’Afrique » et Monseigneur Yago y ajoute « Mère de toute grâce ». Dans son homélie, du jour, le Pape déclare : » Je suis particulièrement heureux de bénir aussi, en même temps que la première pierre de votre future cathédrale, la première pierre de l’église qui sera bâtie sous le patronage de Notre-Dame d’Afrique. (…) « En confiant l’Afrique à la Vierge Immaculée, nous la mettons sous la protection de la Mère du Sauveur. Comment notre espérance pourrait-elle être déçue ? Comment, lorsque vous l’invoquerez avec ferveur dans cette église et dans toutes celles de vos pays, ne vous conduirait-elle pas vers son divin Fils, vers la plénitude de son amour ? »

Le Sanctuaire Marial National

source: fr.sanctuairemarialnational.org

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