CONTRIBUTION : Quel mal a fait Amadou Gon en disant qu’Alassane reste au pouvoir, s’il n’y a pas d’élection ?

L’opposition aux abois, fait des dons du premier-ministre ses arguments cache-sexe.

La question est simple : « Quel argument puis-je présenter au peuple, pour espérer dépasser le stade du ridicule lors de la joute électorale à venir ? »

Elle doit être répondue par certaines personnes, qui au lieu d’affûter leurs armes pour cette bataille à venir, cherchent des diversions à n’en point finir. Oui, elle est proche la présidentielle. Si proche que la peur cohabite avec le statut de sûr, pas ou peu sûr de soi. Il est un sacré malin qui caresse de se présenter à cette élection avec des arguments de pacotille. Qui à mon sens vont lui donner du discrédit pour son avenir politique.

L’univers politique est une nébuleuse qui fait luire les étoiles, comme assombrir les aventuriers au motif inexistant. Le sens élevé du sage, aurait voulu que le gain débute par un apprentissage de ce qu’on voudrait devenir. Ce n’est pas en se camouflant derrière des actions délétères, qu’on va espérer arriver à ses fins. Chacun veut être candidat. Et c’est un droit qu’on ne peut lui retirer. Suis-je prêt à porter une camisole trop grande pour moi ? Peut-être, si j’en ai le coffre et la capacité. Souffrons demander au peuple qui est l’électorat, de prendre un tamis, pour séparer le perméable de l’imperméable, le vrai grain de l’ivraie. Tout simplement pour peser quel fusible représente chaque matricule.

Aujourd’hui le vice de la parole et de la prétention est manipulé à merveille par des personnes se déclarant futur candidat, dont la compétence, si compétence il y a, ne dépasse pas le seuil de leur chambre à coucher. Ces personnes au savoir-faire à peau de chagrin, se convertissent en charlatans du coin de rue, avec pour seul talisman la démagogie. N’en déplaise, les temps de la vérité sont bien loin. Surtout quand il s’agit de passer par le stratagème verbal, pour faire la chasse aux voix.

La présidentielle de 2020, n’est pas une compétition pour candidats ‘’flêkê flêkê’’. C’est du David contre Goliath. Malheureusement les paroles ne peuvent pas taxer n’importe qui, d’ossature David. Défaite, étrange mot dans lequel ne veulent pas se reconnaître des prétentieux sortis des contes des mille et nuits à l’ivoirienne. Beaucoup boivent le mensonge, comme le buvard boit l’encre. Les arguments qu’ils brandissent se nomment : « Utopie ou rêve debout ». Ah si le ridicule tuait !

Depuis un certain moment, tous les regards de bon sens sont tournés vers le covid-19. Peut-être que nous les uns, n’avons pas la vue exacte. Et qu’à l’opposé les autres ont une vue taillée sur mesure des télescopes haute définition, qui leur permettent de l’avance sur la bonne pensée. Le minimaliste geste pour faire barrage au coronavirus, est d’actionner les outils des mesures barrières. Alors que ces instruments sont fournis sous la forme de dons par le Premier-ministre Amadou Gon Coulibaly, des voix s’invitent en réfractaires, pour parler de pré-campagne de celui-ci. Cessons les dires incongrus, visant à déboussoler les ivoiriens qui ont déjà assez de problèmes avec la pandémie. Les dons que fait le premier-ministre sont dans une droiture du bien-être et de l’amour du prochain. Ils ne sont pas destinés à une ou des communauté(s) choisies à l’avance. Ses dons n’ont pas de coloration ethnique, tribale ou sectorielle. 

Si Monsieur le Premier Ministre  ne faisait pas de dons, certains s’en plaindraient. Alors qu’il les fait,  d’autres s’en indignent. « Un monde à fort accent de controverse ». Faire des dons est à caractère social, pas politique, pour dire qu’il mène les prémices de sa campagne. L’opposition n’a rien à proposer de sociétal dans la convenance et dans la durée. Elle est aux abois et fait des dons du premier-ministre ses arguments cache-sexe, frisant l’incompétence. Qu’on le veuille ou pas, la communauté internationale, les institutions bancaires et les diplomates disent de la Côte d’Ivoire, qu’elle est un exemple de bonne gestion. Le premier ministre est au travail et le fait très bien d’ailleurs. C’est à juste titre que le parti au pouvoir l’a choisi comme son candidat à la présidentielle prochaine. Les artistes donnent conseil, mais on n’analyse généralement pas leurs dires avant d’agir dans l’inconnu. Je citerai volontiers Mamadou Bomou qui dit : « Si ton chant n’est pas plus beau que celui du silence, alors tais-toi ». Pauvre Côte d’Ivoire, dans laquelle, nous nous retrouvons dans un paysage politique au rabais comme dans le Farwest, où le bandit se convertit en policier et que le policier est converti en bandit. Quel mal a fait Amadou Gon Coulibaly en disant : « S’il n’y a pas d’élections Alassane Ouattara reste au pouvoir ». Je dirai que la vérité se conjugue dans notre pays à géométrie variable. Ceux qui hier disaient que s’il n’y a pas d’élection Laurent Gbagbo reste au pouvoir, semblent oublieux des propos tenus en son temps. Au petit bonheur l’oubli donc ! Le mal qui mine l’opposition est qu’elle est en manque d’arguments. De même, l’inexistence du contenu de son programme jouant en sa défaveur, il faudrait qu’elle justifie sa présence par du négationnisme ou du nihilisme. 

Gustave Aboua PhD.,

CESEC (Conseiller Economique Social environnemental et Culturel)

Vice –Président, Cercle Libéral

Parrain du Mouvement Horizon RHDP Notre Héritage

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